Journée internationale des femmes : des inégalités à dénoncer

Montréal – En cette Journée internationale des femmes, le Réseau FADOQ rappelle qu’il faut continuer de dénoncer avec insistance les nombreuses discriminations et inégalités de genre.

Même si le chemin parcouru ces dernières décennies témoigne d’une évolution des mœurs, laquelle coïncide avec l’éclatement de nombreux plafonds de verre, le Réseau déplore que les femmes aînées soient encore plus vulnérables que les hommes à différents égards. Notamment :

  • Les revenus moyens totaux des femmes de 65 ans et plus bénéficiaires d’un revenu étaient de 22 800 $, comparativement à 36 000 $ pour les hommes de la même tranche d’âge. Les femmes reçoivent donc l’équivalent de 63,3 % du revenu masculin. (Source : Statistique Canada , 2013)
  • Selon la Mesure du panier de consommation, le taux de faible revenu était de 6,4 % chez les femmes de 65 ans et plus, comparativement à 4,9 % chez les hommes du même groupe d’âge. (Source : Statistique Canada , 2014)
  • Dans les ménages privés, les femmes de 65 ans et plus étaient plus nombreuses que les hommes du même groupe d’âge à avoir besoin d’aide pour réaliser leurs activités quotidiennes en raison d’une incapacité (27,7 % des femmes comparativement à 13,3 % des hommes). (Source : Institut de la statistique du Québec , 2016)

Le Réseau FADOQ a profité de l’invitation du Comité permanent de la condition féminine de la Chambre des communes, le 28 février dernier, à Ottawa, pour mettre en lumière les difficultés que vivent les femmes aînées.

Le directeur général du Réseau, Danis Prud’homme, a alors déposé un mémoire portant sur les défis des femmes aînées au Canada.

Par le biais de ce mémoire, le Réseau a de nouveau recommandé de prolonger l’ensemble des prestations de la Sécurité de la vieillesse de la personne décédée pour une durée de trois mois, au profit du bénéficiaire survivant.

En effet, les femmes de 65 ans et plus sont nombreuses à vivre seules en raison de leur espérance de vie plus longue et du fait que souvent, elles ont été mariées à des hommes plus âgés. Vivre seule ne veut pas forcément dire souffrir de solitude et d’isolement social, mais cela constitue néanmoins un facteur de risque.