Périple en Asie : le Laos et le Cambodge

Notre collègue Sébastien Haineault de FADOQ – Région Laval parle en images et en mots de son périple en Asie…

Le Laos

À ma grande surprise, qu’est-ce que j’entends à mon arrivée au Laos de retour de ma grande virée au Népal? Du français! Après ce mois intense en montagne, ceci m’a donné rapidement le sourire. En plus, Luang Prabang, ville de l’aéroport, est bordé de petites auberges antiques, de bâtiments coloniaux et de nombreux cafés, tous aussi chaleureux les uns que les autres. Ce premier contact a vite remis en question les idées préconçues que j’avais de ce pays.

La Thaïlande, lors de notre premier mois de voyage, m’avait déjà persuadé que je m’étais trompé sur les installations et structures de tourisme des pays de l’Asie du Sud-est. Ces pays sont préparés à accueillir les touristes et leur développement récréotouristique s’améliore.

J’ai eu une sorte de coup de cœur pour Louang Prabang. Ceci me plongeait dans mes premières expériences au Vieux-Montréal, mais un Vieux-Montréal en moins achalandé. C’était moins achalandé, jusqu’à ce que les célébrations du jour de l’an commencent, et ce, au moins 3 jours avant la date tant attendue. Je crois que vous serez intrigué par leur tradition reliée à leur racine bouddhiste. Les villes bouddhistes, quelques jours avant le Nouvel An (15 avril), se transforment en sanctuaire de purification. Les locaux sortent ainsi les boyaux d’arrosage, les seaux d’eau et les fameux fusils à l’eau que tout le monde s’arrache. Rien à faire si vous ne voulez pas faire partie de la fête. Les séances de « bataille d’eau » commencent tôt le matin et finissent tard le soir. C’est ainsi que nous sommes retombés en enfance, trempés jusqu’aux os, pendant quelques jours pour vivre notre purification. Les touristes, les locaux, les moines, la police, peu importe l’âge et l’habillement, tout le monde participent et c’est le plaisir et le sourire qui règnent partout dans la ville. Nous avons investi une semaine à asperger de l’eau aux locaux, flâner dans les cafés, visiter les chutes en minibus, faire du kayak et marcher sur la rue principale dans le « night market ». Ceci nous a permis de refaire le plein avant de poursuivre vers le deuxième grand objectif de notre voyage (après les montagnes du Népal) : travailler chez les Asiatiques.

C’est donc par un beau matin que nous avons quitté Luang Prabang avec nos sacs à dos de voyages en prenant dans une petite barque vers une ferme. À vrai dire, nous avions écrit à un Laotien qui cherchait des volontaires pour faire du travail en échange d’être logé et nourri. Ma copine était déjà bien familière avec ce concept de « volontariat » et elle souhaitait me le faire découvrir.

L’expérience a été comme je le souhaitais, c’est-à-dire comme la vie réelle des populations locales. Nous avons travaillé entre 4 et 6 heures par jour avec des pauses de plus d’une heure pour manger. Les pauses sont données un peu avant midi, parce qu’il fait toujours 40 degrés Celsius et la température est quasi insupportable pour travailler au soleil pour nous. Nous avons surtout fait du travail de désherbage. À mon grand plaisir, nous avons aussi entamé la construction d’une hutte de bambou, un matériau très intéressant à travailler. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de la terminer, car une semaine à la ferme dans la jungle du célèbre fleuve du Mékong était la durée maximum qu’on pouvait rester pour avoir le temps  de voir un peu plus du pays. Les visas de tourisme sont de 1 mois par pays en Asie.

C’était aussi le plus que je pouvais donner personnellement. Je m’explique : nous avons mangé du riz de type « sticky rice » à tous nos repas, 3 fois par jour pendant 7 jours. Ma limite de riz, surtout de manger la même chose tous les jours, était atteinte après une semaine. Mon immersion était 100 % réelle pendant cette semaine, mais pour un Laotien, le riz et le travail à la grande chaleur ce n’est pas une expérience, mais la routine quotidienne de toute une vie!

Toutes les villes visitées suivant le Laos ont été si agréables que nous avons chaque fois décidé de prolonger notre séjour. Le séjour était donc garanti de succès, mais nous avons été stupéfiés par certaines réalités propres à ce pays. Premièrement, le pays est plongé dans la corruption au sein du gouvernement. Ce gouvernement n’hésite pas à offrir, aux Chinois par exemple, des permis de construction et des espaces de développement au détriment des locaux et des règles préétablies. Et pourquoi ? Bien évidemment pour les fameuses « enveloppes brunes » ! Le Laos importe également la majorité de tout ce qu’ils ont de la Thaïlande au lieu de produire à même les ressources naturelles du pays.

Notre tout premier guide d’expédition au pays nous a bien résumé cette pensée en nous expliquant que leur pays était « paresseux » et que les Laotiens n’étaient pas « créatifs », pour reprendre les mots qu’il a utilisés. Il nous a appris en fin de journée que le pays a été ravagé lors de la guerre du Vietnam puisque les avions américains larguaient leur restant de bombes sur le Laos après leur passage au Vietnam, aoutche! Cette réalité douloureuse transparaît dans la population. Nous avons vite remarqué que les Laotiens étaient beaucoup moins travaillants que les autres asiatiques que nous avions rencontrés. Ils ne désirent pas non plus aider les touristes ou très peu…on ne sent pas l’intérêt. L’argent n’est peut-être pas leur source de motivation, mais tout de même, parfois les siestes au beau milieu du jour s’étirent pour devenir une deuxième nuit. Encore là, loin de moi l’idée de les juger, mais le tourisme devient un peu plus difficile pour nous devant les habitudes des locaux. J’ai aussi perdu plus de 250 $ dans un bureau de change que je n’ai pas pu révoquer, c’était un dur coup à avaler ! Comment leur en vouloir ? Ils font ce que leur gouvernement leur fait… bref, le résultat est que mes dépenses au Laos ont été plus élevées que dans les autres pays. La corruption et le prix à la hausse des produits importés sont les deux principales raisons.

Ne désirant pas gâcher notre voyage avec ces éléments, nous avons décidé de les ignorer et de nous tenter dans une deuxième « Loop » /parcours de scooter. Son nom est le Plateau des Bolovens. J’avais déjà entendu ce nom et j’ai vite compris pourquoi. Le site est très plat et les routes en construction que nous avons traversées permettront d’embellir une route déjà très accessible pour tous. Nous avons également rencontré trois Français (de France) qui, je suis convaincu, resteront de bons amis ! En somme, je vous invite à regarder les photos de ce site touristique. J’ai aimé mon expérience, mais le parcours n’était pas aussi incroyable que les forêts thaïlandaises que nous avions déjà visitées deux mois auparavant. Les chutes laotiennes à la fin du parcours étaient cependant énormes en plus d’être moins touristiques et elles étaient nombreuses.

À la moitié de notre périple laotien, nous avons continué vers l’île de Don Det avec nos trois nouveaux amis. Afin de bien démarrer nos amitiés, nous avons acheté une journée d’expédition en kayak dans les rapides du Mékong. Ce qui devait arriver arriva, quand deux de nos amis ont heurté un lopin de terre dans la rivière avec leur kayak. Ils ont chaviré à une vitesse assez surprenante d’ailleurs. Ne pouvant pas les éviter puisque nous les suivions, nous nous sommes retrouvés à l’eau avec eux. Difficile à croire, mais nous avions tous le fou rire, les quatre dans l’eau complètement trempés. « Rien de mieux pour démarrer une amitié » que je me rappelle de leur avoir dit avec le sourire aux lèvres!

Comme je l’avais expliqué dans mon texte sur la Thaïlande à propos des motos que l’on pouvait louer sans permis, et bien ici, aucune expérience de kayak n’était nécessaire. La compagnie avait engagé 2 « guides » pour une vingtaine de touristes. Les 2 guides étaient devant le groupe et ne regardaient pas derrière. Deux kayaks de guide n’étaient évidemment pas suffisants. Vous en parlerez aux deux touristes qui ont manqué une vague et qui se sont dirigés vers une chute d’eau!

Par la suite, je me suis rappelé à quel point je devais être conscient des risques que je prenais en Asie. Je garde tout de même de merveilleux souvenirs de cette expérience que je ferais à nouveau dès demain. Mes réflexions m’ont amené à conclure que les guides et les employés du tourisme font de leur mieux et selon les formations et les connaissances que leurs employeurs leur fournissent…nos habitudes et nos attentes en tant que « Western touriste », comme ils nous appellent, doivent être laissées à la maison.

Notre périple d’un mois au Laos tirait déjà à sa fin après la visite de l’île de Don Det, mais il me restait une étape cruciale que j’anticipais beaucoup : la traversée de la frontière vers le Cambodge à la marche, une aventure qui a finalement pris du matin tôt jusqu’à tard le soir, et ce, seulement pour sortir du pays. En résumé, j’ai pris : trois minibus, un Tuk-Tuk et un bateau. Nous avons eu plusieurs passages payants à des bureaux de la frontière que je ne comprends toujours pas. Plusieurs employés nous ont demandé plusieurs dollars pour des « frais d’encres ». Certains ont tenté de remettre en cause ces frais dérisoires, ils ont d’ailleurs manqué leur autobus et sont restés coincés entre les deux pays. De mon côté, j’ai décidé d’accepter ces petits détails, bien malgré moi, et ceci m’a permis d’apprécier mon Laos et de maintenant vous le recommander.

Le  Cambodge

Me voilà au Cambodge après une autre longue journée de transport pour aller vers la première grande ville de notre itinéraire. Le transport fait partie de l’expérience ! Ma plus drôle expérience de transport, je l’aurai vécue à ce moment quand nous nous sommes retrouvés à partager un siège, derrière le minibus. Jusqu’à ce moment, tout allait bien. Par contre, nous étions parsemées de valises des autres voyageurs qui étaient lancées autour de nous. Nous étions loin de l’air conditionné et nous avions cinq heures de courbes devant nous. Notre chauffeur roulait à des vitesses ahurissantes et les précipices étaient nombreux. Je vais m’en souvenir toute ma vie, je vous le garantis !

Enfin rendus à Siem Réap, nous avons réalisé que le transport en valait le coup. J’avais l’impression de me retrouver dans une version plus petite de Las Vegas avec ses grands panneaux illuminés et avec ces nombreuses lumières ornant la rue du centre-ville. Si heureux de constater la beauté de la ville, je me suis rendu au premier Tuk-Tuk que j’ai croisé pour lui demander de me faire faire un tour de ville. Je me suis bien rendu compte après plusieurs discussions avec lui que l’anglais du Cambodge est excellent et que j’avais un conducteur hors pair. Je lui ai ainsi confié la responsabilité de nous transporter tous les jours de notre périple à Siem Réap. Les Tuk-Tuk sont plus dispendieux que la marche ou le vélo, mais pour moi l’important, c’est d’encourager les locaux qui font bien leur travail et de leur offrir un emploi. Pour environ 15 $ à 25 $ par jour en Tuk-Tuk, nous enchaînions les visites des célèbres temples de Siem Réap. Ces photos sont à ne pas manquer en ce qui a trait au lever de soleil sur le temple Angkor Wat. Un temple magnifiquement reconstitué selon les mêmes plans que dans le passé. Aussi, les photos du temple du film « Tomb Raider ». Ce film connu grâce à sa tête d’affiche, Angelina Jolie, a été tourné dans un des temples de Siem Réap. Sur mes photos, c’est le temple qui a été repris par la force de la nature et qui a maintenant des arbres partout sous et sur les rochers. Pour avoir vu plusieurs temples en Asie, il est d’ailleurs le plus beau selon mon avis.

Mon conducteur/ guide/ ami de Tuk-Tuk m’a proposé une surprise pour ma dernière journée dans sa ville. Il voulait que je vienne jouer avec lui dans une ligue de soccer amateur. Je lui avais dit un peu plus tôt que je m’ennuyais des sports d’équipe que je ne pratiquais plus depuis le début du voyage, il y a 2 mois. Il s’est ainsi donné comme mission de me faire jouer dans un stade de la ville avec ses amis. Nous avons donc, pour notre dernière soirée à Siem Réap, fait le tour des stades pour regarder les Cambodgiens jouer. Il avait pris sa soirée de repos de famille pour venir gratuitement faire le tour avec moi et tenter de me permettre de jouer. Inutile de vous exprimer davantage que j’étais excessivement emballé. En guise de conclusion, nous avons bien rencontré ses amis, mais à l’extérieur du terrain avec une bière à la main. Une soirée pendant laquelle je n’ai pas pu jouer comme je le souhaitais tant, mais tout de même une soirée que je me rappellerai toute ma vie.

Par la suite, nous nous sommes rendus à Battambang, cette ville au nom loufoque. C’est un voyageur sur notre chemin qui nous avait persuadés d’y aller et nous avons été très satisfaits. La ville possède un parc axé sur la santé avec des terrains sportifs et des exerciseurs. De nombreux sports sont pratiqués à cet endroit au Cambodge tels que le tennis, le volleyball, la nage et j’en passe. La ville était assez calme et nous avons vu un super temple et de superbes grottes. J’ai d’ailleurs développé le plaisir de découvrir les grottes durant ce voyage, je vous réserve d’ailleurs plusieurs photos de celles-ci. Ensuite, nous avons eu la chance d’assister à une envolée de chauve-souris, un peu avant le coucher du soleil sur le flanc d’une montagne. La grotte était trop élevée sur la montagne pour être accessible, mais le spectacle en valait la chandelle. Plus de 35 minutes de chauve-souris sortant de la grotte en groupe à vive allure. Elles allaient chasser pour se nourrir. C’était plus d’un million de ces surprenantes bêtes qui masquaient le ciel, un phénomène rare et un site unique pour les observer. Nous avons ensuite assisté à une performance de cirque, nous n’avions pas de très grandes attentes. Nous avons toutefois été stupéfaits du talent des jeunes du cirque. Plusieurs acrobaties étaient de niveau du Cirque du Soleil, un bel avenir est réservé à ce cirque, à suivre! Ces activités ont bien conclu notre séjour à Battambang !

Notre périple en sol cambodgien nous a amené ensuite vers Sihanoukville, cette ville de destination soleil en bordure du golfe de la Thaïlande. L’océan était très chaud, comme les autres plages que nous avons visitées. Sihanoukville est reconnue comme la ville portuaire vers les îles réputées du Cambodge. Pour notre part, nous avons été satisfaits de la plage très propre avec beaucoup de gens locaux à rencontrer et nous n’avons donc pas été sur les îles comme prévu. Un repos bien mérité et un petit village en bordure de mer très agréable.

Notre avant-dernière destination du Cambodge nous a transportée à Kampot et Kep. Deux petites villes bien connues des voyageurs qui aiment les fruits de mer et les randonnées en scooters. Ces deux villes sont bordées d’un parc national en montagne. Il nous a été impossible d’y faire de la randonnée, car nous avons vu deux touristes essoufflés qui se sauvaient…d’un groupe de singes ! Nous avons décidé d’être sages et de ne pas faire notre randonnée. C’est une histoire maintenant assez marrante pour moi et ma conjointe ! Cette journée a continué d’être spéciale, puisqu’après avoir pris un smoothie dans un petit café local (histoire d’oublier notre déception avec nos amis les singes), nous avons eu la frousse à notre tour. En seulement quelques minutes, nous avons constaté que nous avions maintenant un seul miroir sur notre scooter. En sachant très bien que les propriétaires de l’hôtel où j’avais loué le scooter allaient être fâchés, j’ai décidé de faire des démarches de réparation moi-même. C’est ainsi que je me suis mis à sillonner les rues du petit village de Kep pour trouver quelqu’un qui parlait anglais. Après plusieurs discussions infructueuses en langage des signes, j’ai fini par comprendre qu’il y avait un marché de jour au centre-ville de Kep. Je m’y suis rendu sans attendre, à la pluie battante, pour enfin croiser un gentil cambodgien. Il a réglé ma mésaventure pour une facture de l’équivalent d’un dollar canadien pour la pose et un miroir neuf, vive l’Asie ! Comme quoi, il n’y a pas toujours des gens malsains ! Je me suis empressé de le remercier et suis retourné à notre auberge sans le moindre mot à notre hôte. Il avait tout de même un nouveau miroir de scooter grâce à cette histoire!

Notre dernier arrêt était déjà entamé quand nous nous sommes dirigés vers la grande métropole de Phnom Penh. L’important à savoir est que selon notre plan de voyage, nous avions cinq pays à traverser en un peu plus que 4 mois. Nous devions donc écourter la visite d’un de nos pays, car nous voulions tous les faires. Au moment de composer ces lignes, nous avions un mois et demi pour faire le Cambodge et le Vietnam. Nous aurons donc vu l’ensemble du Cambodge en 15 jours.

Pour en revenir à Phnom Penh, cette grande ville allait conclure nos deux semaines. Je ne vous cacherai pas que j’avais un grand intérêt envers cette ville, car j’avais lu qu’il y avait un parc olympique. Ne cherchez pas, la ville n’a malheureusement jamais accueilli de compétition d’envergure suite à des annulations de compétitions prestigieuses en Asie. Le stade était finalement magnifique avec des dizaines de milliers de places assises pour le soccer (à voir dans mes photos). Les gens pouvaient même aller y courir, faire des séances de danse ou des cours de groupe. Pourquoi ne pas permettre de faire ça avec notre Stade olympique à Montréal ? Je n’entre pas dans le débat! Hi, hi! Selon les touristes, Phnom Penh est surtout reconnu comme un des lieux importants d’un des plus atroces génocides. Ce génocide, je vous préviens, parle d’une histoire récente et troublante.

À l’arrivée au pouvoir des Khmers rouges, les Cambodgiens étaient pleins d’espoir. Eux qui tentaient de se remettre des frappes américaines de la guerre de leur voisin vietnamien. Les Khmers rouges étaient un parti politique extrémiste communiste. À la prise de pouvoir, ils décidèrent de vider la ville de Phnom Penh pour mener ses habitants à la campagne. Les Cambodgiens ne connaissaient pas les projets du parti politique et ils suivirent les directives et ils quittèrent tous les grandes villes du pays pour se relocaliser à la campagne. Lorsqu’ils quittèrent leur ville (sans avertissement), ils n’avaient que leur linge de la journée et parfois quelques vêtements de plus dans un petit sac. Les familles étaient toutes séparées les uns des autres, des jeunes bambins aux personnes âgées. La majorité des enfants et des adultes allaient travailler le riz et ils cultivaient les terres. Ils travaillaient tels des esclaves, plus de 12 heures par jour à 40 degrés Celsius et même durant la saison des pluies. Ils mangeaient deux repas par jour de riz et parfois une collation avec de la salade. Les employés du parti politique qui devaient vérifier le travail des locaux avaient ordre de pousser les citoyens à travailler vite et sans arrêt sous peine d’être tués. Les employés qui ne désiraient pas appliquer les règles étaient eux-mêmes tués pour trahison au gouvernement. Cette situation dura plus de 10 ans et plus de 3 millions de personnes ont été tuées par leurs propres confrères. Le chef au pouvoir, Pol Pot, s’est exilé à la fin de son règne. Il était près de la bordure de la Thaïlande, par peur de se faire révoquer. Il a tout de même réussi à régner toute sa vie pour finalement mourir chez lui à près de 70 ans, sans prison, avec beaucoup d’argent et sans grande conséquence pour ses actes. Il a vécu une vie basée sur la peur avec la conscience d’avoir massacré des millions de personnes de son propre pays. Je vous invite à regarder les photos des vestiges d’il y a seulement 50 ans. J’invite les cœurs sensibles à s’abstenir. N’hésitez pas à m’écrire si vous souhaitez en savoir plus, je ne souhaite pas mettre les détails du règne des Khmers rouges. Cette partie de leur histoire à des impacts directs sur leur présent encore aujourd’hui. Ils apprécient notre ouverture d’esprit et ils souhaitent que nous ne répétitions pas les erreurs du passé. Tous les Cambodgiens, sans exception, ont été touchés par les nombreuses répercussions de cette partie de leur histoire, mais ils gardent tout de même leur sourire. C’est une population des plus incroyables, je conseille évidemment aussi le Cambodge.

Source: Sébastien Haineault | FADOQ -Région Laval