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  • 28-06-2016 À 93 ans, il prend le 3e rang au 100 m

    Ici.radio-canada.ca

    À 93 ans, Lou Billinkoff ne ralentit pas, il accélère. L'homme de Winnipeg s'est élancé dans la course de 100 mètres qu'il a parcourue en 28,29 secondes, outrepassant d'une seconde son temps de l'année dernière.

    « J'aurais été assez déçu s'il m'avait fallu plus de temps que l'an dernier », a rigolé M. Billinkoff. 

    Ses concurrents au Championnat d'athlétisme des maîtres du Manitoba, à l'Université du Manitoba, font près de la moitié de son âge.

    La première place a été remportée par un homme de 58 ans, qui a couru le 100 mètres en 13,68 secondes. Un homme de 50 ans a terminé la course deuxième, en 14,81 secondes et Lou Billinkoff a pris le troisième rang.

    Andy Tough, qui dirige Stride Ahead Tough Track, le club local organisateur de la rencontre au nom d'Athletics Manitoba, dit admirer la volonté et la détermination de Lou Billinkoff.

    Je crois qu'il est génial. S'il peut le faire, pourquoi pas? J'ai 50 ans et ça m'incite à continuer de courir. Les jeunes le voient et l'applaudissent. C'est vraiment quelque chose à voir!

    -       Andy Tough, du club Stride Ahead Tough Track

    Ce n'est pas la première fois qu'il voit M. Billinkoff participer à la course. L'année dernière, l'homme était accompagné d'un groupe venu l'encourager lorsqu'il avait terminé l'épreuve en 29,54 secondes.

    « Au début, je me suis dit que faire le 100 m faisait peut-être partie de sa liste de choses à faire avant de mourir, mais c'est maintenant évident qu'il prend cela très au sérieux et que ça le rend très fier », soutient Andy Tough.

    La course à pied après une crise cardiaque

    M. Billinkoff a commencé à courir il y a cinq ans après avoir subi une légère crise cardiaque. Il a commencé par pratiquer la marche sous la supervision d'un centre de remise en forme, puis est passé à la course à pied.

    L'homme âgé croit que sa bonne santé et son succès sont attribuables à de bons gènes et à de la chance.

    J'ai une bonne santé, une femme qui s'occupe bien de moi et surveille mon alimentation, j'ai une famille qui me rend heureux. J'ai une bonne vie! Il y a certainement une part de chance.

    -       Lou Billinkoff

    Lou Billinkoff ne sait pas s'il a fracassé un record provincial au cours de la fin de semaine étant donné qu'Athletics Manitoba ne tient pas de registre des résultats.

    L'athlète espère toutefois que sa chance lui permettra de faire bonne figure au Championnat canadien des maîtres en athlétisme qui aura lieu dans deux ans. Il sera alors âgé de 95 ans.

    Je sais que je peux battre les records si je suis encore capable de faire à 95 ans ce que j'ai été capable de faire aujourd'hui.

    -       Lou Billinkoff

  • 28-06-2016 Israël : terminées les files d'attente pour les plus de 80 ans

    Senioractu.com

    Info intéressante en provenance directe d’Israël. En effet, le gouvernement local envisage la mise en place d’une loi visant à éviter aux personnes âgées de 80 ans et plus de faire la queue dans les administrations ou dans les supermarchés. 

    Pas toujours facile pour une personne âgée d’attendre de longs moments en position debout. Parfois, les jambes sont faibles et trop fatiguées pour faire la queue… Et il n’y a pas toujours de chaises à proximité pour s’asseoir ! 
      
    Fort de ce constat, le gouvernement israélien va voter une nouvelle loi visant à éviter aux personnes âgées 80 ans et plus de faire la queue dans les lieus publics (poste, banques, administrations, cinémas, supermarchés, etc.). 
      
    Ce projet de loi a été initié par Gila Gamliel, la ministre de l’égalité sociale qui rappelle que dans la Bible, un passage précise : « Levez-vous en présence des personnes âgées. Faites preuve de respect envers les personnes âgées ». 
      
    Ce qui est vrai en Israël, l’est d’ailleurs partout dans le monde… Notamment dans les transports en commun ou certains ont tendance à oublier de laisser leur place assise à ceux qui en ont besoin.  

  • 28-06-2016 Attention aux fraudeurs qui prétendent travailler pour Revenu Canada

    Louis-Philippe Ouimet - ICI Radio-Canada.ca

    Au cours des trois dernières années, plus de 1000 Canadiens ont été victimes de fraudeurs se faisant passer pour des employés de l'Agence du revenu du Canada (ARC). Radio-Canada a parlé à trois présumés arnaqueurs.

    Si vous avez reçu un appel téléphonique affirmant que vous faites l'objet d'une poursuite judiciaire et que vous devez rapidement rappeler sans quoi vous vous exposez au pire, vous n'êtes pas seul. Ce type de fraude est l'un des plus importants au Canada.

    Le stratagème

    À la suite d'un appel de ce genre, Radio-Canada a composé à deux reprises le numéro laissé dans le message vocal. Et ce qu'ils ont découvert est troublant.

    Au cours de ces appels, le stratagème est le suivant : un individu se fait passer pour un employé de l'Agence du revenu du Canada et leur apprend qu'ils leur doivent de l'argent, beaucoup d'argent. Au premier appel, on leur demande 2800 $. Mais au deuxième, quelques heures plus tard, on leur dit qu'ils devront payer 4128 $ immédiatement. Sinon, on entreprendra des poursuites judiciaires qui pourraient coûter, leur a-t-on dit, près de 95 000 $.

    Un mode de paiement inusité

    Au bout du fil, on leur demande combien d'argent comptant ils ont en leur possession. Même s'ils n'ont pas la totalité de l'argent demandé, on leur demande de se rendre dans un magasin pour acheter une carte prépayée.

    « On a vu récemment des demandes de paiement par carte iTunes, ce qui est très populaire présentement », explique Josée Forest, caporale à la GRC, affectée au Centre antifraude du Canada.

    Payez, sinon...

    Durant l'appel, le ton est parfois menaçant. On indique que, si l'appel est interrompu, les policiers les contacteront immédiatement pour les mettre en état d'arrestation. Lorsque Radio-Canada mentionne, au cours de la deuxième conversation téléphonique, qu'il s'agit d'une fraude, on interrompt rapidement l'appel.

    Explosion du nombre de plaintes et de victimes

    Ce type de fraude fait de plus en plus de victimes au Canada. Alors qu'en 2014 on comptait 1553 plaintes à ce sujet, on en répertoriait 14 995 un an plus tard.

    Selon le Centre antifraude, ces statistiques ne représentent qu'environ 5 % de la population touchée par le phénomène, qui pourrait donc affecter des centaines de milliers de personnes au pays.

    « Présentement, c'est la fraude la plus populaire que nous avons au Canada. Des fois, ce sont des appels automatisés, d'autres fois, ce sont des personnes au bout de la ligne. La voix dit que vous devez de l'argent à Revenu Canada ou que vous devez rappeler à un certain numéro », dit Josée Forest.

     L'ARC au courant

    L'Agence du revenu du Canada invite les citoyens à porter plainte pour toute tentative d'extorsion de ce genre. « On a remarqué qu'il y a une augmentation du nombre d'appels et de courriels frauduleux. On est bien au courant de ce type de fraude », dit en entrevue Jelica Zdero, porte-parole de l'Agence du revenu du Canada, soulignant que l'ARC ne demande jamais aux gens de faire des paiements avec des cartes prépayées.

    Mises en garde

    Dans le message laissé sur les boîtes vocales par les fraudeurs, on dit aux journalistes qu'ils font l'objet d'une poursuite judiciaire. Or, la chose ne peut pas se produire ainsi.

    « C'est la chose la plus importante à retenir : ce n'est pas possible d'être poursuivi par téléphone. Il va toujours y avoir un écrit qui va vous être remis », affirme Claudia P. Prémont, bâtonnière du Barreau du Québec. Certaines personnes pourraient être plus à risque de devenir des victimes que d'autres.

    « Les aînés sont à risque, c'est sûr. Ils peuvent être plus anxieux et ils ont besoin de régler leurs choses rapidement, surtout si c'est un milieu qu'ils connaissent moins », nous dit Brigitte Roussy, conseillère en communications au Réseau FADOQ.

  • 22-06-2016 La réforme du RPC laisse la classe moyenne en plan

    Source : Ruth Rose et Michel Lizée économistes

    Le Réseau FADOQ souhaite partager l’analyse des économistes Ruth Rose et Michel Lizée au sujet de l’entente intervenue entre les ministres des Finances du fédéral et de huit provinces dans le cadre de la rencontre portant sur la bonification du Régime de pensions du Canada (RPC). Le Québec et le Manitoba ne se sont pas ralliés aux provinces signataires.

    En tant qu’organisation représentant le plus grand groupe d’aînés au Québec, le Réseau FADOQ considère qu’il est urgent que le Québec agisse pour stopper la progression de la pauvreté chez les aînés. C’est en octobre prochain que le Québec entreprendra sa propre consultation sur le Régime des rentes du Québec. Rappelons que six travailleurs sur dix n’ont pas de régime complémentaire de retraite de leur employeur et que les régimes publics constitueront l’essentiel de leur revenu de retraite.

    Le Réseau FADOQ est partenaire, avec plusieurs organisations, de l’Observatoire de la retraite afin que de réelles solutions émergent pour les retraités. Lire l'analyse

  • 17-06-2016 Québec veut mieux protéger les locataires des résidences privées

    Amélie Daoust-Boisvert - Le Devoir

    Québec mettra en place un comité pour répondre aux inquiétudes de la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, qui publiait jeudi un rapport dans lequel elle constate que des locataires de résidences privées pour personnes âgées ont souvent du mal à faire respecter leurs droits en cas de litige avec le propriétaire.

    Dans un rapport spécial que l’organisme publie jeudi, la protectrice souligne la situation périlleuse dans laquelle certains aînés se trouvent, alors qu’ils craignent des représailles sur les services offerts lorsqu’ils veulent dénoncer une situation abusive, notamment auprès de la Régie du logement.

    Or, la protectrice souligne que la proportion des aînés s’accroît au Québec et qu’il est impératif que les locataires de ces résidences, dont la moyenne d’âge est de 82 ans, puissent faire valoir leurs droits sans crainte. « Ce n’est pas la majorité, mais des situations difficiles surviennent dans des résidences qui sont gérées uniquement dans une perspective de profit », dénonce Mme Saint-Germain.

    Elle a constaté que l’information vulgarisée pour signer, modifier ou résilier un bail, ou encore pour recourir à la Régie du logement, est difficile d’accès. Elle a aussi noté un manque d’accompagnement en cas de litige.

    Interpellée, la ministre responsable du Secrétariat aux aînés, Francine Charbonneau, se penchera sur la façon dont pourra être produit un guide complet à l’intention des locataires et des propriétaires des résidences, indique son attachée de presse.

    Plus de pouvoir

    La protectrice, Raymonde Saint-Germain, déplore également que seuls les aînés qui exercent des recours devant la Régie du logement obtiennent réparation. « Si 10 locataires sur 100 ont gain de cause pour une hausse de loyer abusive, par exemple, il faudrait que l’ensemble des locataires en profite », explique-t-elle en entrevue.

    Elle recommande aussi de modifier un règlement actuel afin que les propriétaires soient tenus de diffuser et de rendre disponible en tout temps le règlement d’immeuble en vigueur. Les propriétaires ne le remettent pas toujours aux locataires avant la signature du bail, comme ils le devraient. Certains refusent même de le diffuser.

    La protectrice souhaite aussi que l’on confie à des organismes communautaires le mandat d’assister et d’accompagner sur demande les locataires en cas de litiges relatifs à leur bail. « Cela permettrait d’éviter la judiciarisation dans bien des cas », croit-elle.

    Finalement, elle recommande que soient analysés les impacts de la méthode de fixation des loyers sur le financement des services qu’offrent de telles résidences et faire éviter les hausses abusives.

    Elle se réjouit de la réception positive du rapport du côté des ministères concernés. Un comité a été formé, confirme-t-elle. Ce dernier devra produire un plan d’action pour l’automne.

    Le Regroupement québécois des résidences pour aînés n’a pas souhaité réagir à ce rapport jeudi, souhaitant d’abord l’analyser en détail.

  • 16-06-2016 Les doyens du 1000 km portent le maillot de l’Énergie grise FADOQ!

    Source : Réseau FADOQ

    C’est avec beaucoup de fierté que l’équipe cycliste du Réseau FADOQ, l’Énergie grise, a pris ce soir le grand départ de Saguenay vers Montréal pour parcourir le circuit de 1000 km du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL). Bien que l’équipe se distingue d’année en année par l’âge de ses membres (50 ans et plus), l’Énergie grise compte les coureurs, homme et femme, les plus âgés de cette 8e édition du 1000 km. En effet, Guy Lussier a 71 ans et Hélène Jutras, 68 ans ! Tous les deux sont préretraités. Ils maintiennent une activité professionnelle tout en consacrant de nombreuses heures à l’activité physique. Lire le communiqué

  • 15-06-2016 RETRAITE : ATTENDEZ-VOUS À MOINS

    STÉPHANIE GRAMMOND - LA PRESSE

    Lente. Faible. Molle. Morose. Médiocre. Lundi, les participants de la Conférence de Montréal avaient des qualificatifs plus déprimants les uns que les autres pour décrire les rendements anémiques qui seront la « nouvelle normale » des prochaines décennies.

    Tenez-vous-le pour dit : d’ici 20 ans, les rendements vont être 2,5 points de pourcentage plus faibles que depuis 30 ans, du moins si je me fie à une étude très bien ficelée de la firme de consultation McKinsey.

    Il faut bien réaliser que malgré la bulle des technos et la crise du crédit, les rendements des trois dernières décennies ont été exceptionnels grâce à une série de facteurs qui sont en train de s’inverser, a expliqué Sree Ramaswamy, Senior Fellow chez McKinsey.

    D’abord, l’inflation et les taux d’intérêt ont fondu, propulsant le rendement des obligations. Mais le mouvement tire à sa fin.

    Ensuite, la croissance économique a été très robuste, en bonne partie grâce à l’accroissement de la population active. Mais avec le vieillissement de la population, la croissance de l’emploi va maintenant stagner (+ 0,3 % par an d’ici 50 ans, comparativement à + 1,7 % depuis 30 ans).

    Enfin, les entreprises sont parvenues à hausser leur rentabilité de manière spectaculaire depuis 30 ans, en raison des gains de productivité, de la baisse des coûts de la main-d’œuvre due à la mondialisation et de la baisse des impôts. À preuve, leur marge bénéficiaire nette a bondi de 4,4 % à 7,6 %.

    Or, leurs marges risquent maintenant de fondre à cause de la concurrence de multinationales de pays émergents et des nouvelles firmes de techno qui veulent gruger des parts du marché.

    Pour toutes ces raisons, les actions pourraient livrer seulement de 4 à 6 % de rendement par année d’ici 20 ans, ce qui est bien en dessous des 7,9 % des 30 dernières années, mais pas si loin de la moyenne des 100 dernières années.

    Quant aux obligations, elles pourraient rapporter entre 0 et 2 %, contre plus de 5 % au cours des trois dernières décennies. On parle ici de rendements réels, donc après inflation.

    La faiblesse des rendements aura des conséquences gigantesques sur les régimes de retraite et les épargnants.

    Car 2 % de moins de rendement, ça fait toute une différence ! Pour un travailleur âgé de 30 ans, ça signifie travailler sept ans de plus, ou encore carrément doubler ses cotisations, afin de maintenir le même niveau de vie à la retraite.

    Et on n’a pas encore parlé du risque de longévité. Je vous rappelle que l’espérance de vie à la retraite a augmenté de 5 années depuis 40 ans. Ça aussi, ça coûte très cher.

    « Le prix d’une rente a presque doublé depuis 1970 à cause de la baisse des rendements et de l’augmentation de la longévité », a indiqué Dirk Broeders, conseiller principal en stratégie auprès de la De Nederlandsche Bank.

    Il est intéressant de souligner que les Pays-Bas, qui ont pourtant l’un des systèmes de retraite les plus performants de l’OCDE, sont néanmoins en train d’en revoir les rouages pour le rendre plus viable, plus équitable, plus transparent, plus flexible.

    Chez nous aussi, il y a du pain sur la planche. Les iniquités de notre système de retraite sont de plus en plus intolérables. D’un côté, certains travailleurs peuvent prendre leur retraite à 55 ans et recevoir leur rente pendant 30 ans, aussi longtemps qu’ils auront travaillé. Ça n’a pas de sens.

    D’un autre côté, la moitié des travailleurs québécois n’ont aucune espèce de régime de retraite avec leur employeur. Et ils ne voient pas le jour où ils pourront arrêter de travailler. Injuste.

    « On a mis beaucoup de risque sur le dos des individus. Malheureusement, le “do it yourself”, ce n’est pas tout le monde qui est bien outillé pour le faire », estime Bernard Morency, conseiller spécial, Caisse de dépôt et placement du Québec.

    ***

    Tous seuls, les épargnants paient très cher en frais de gestion : facilement 2,5 % par année dans un fonds commun, par rapport à 0,3 % pour les grandes caisses de retraite.

    C’est un gros problème dans un contexte prolongé de rendements faibles. « Le fait de payer 1 % de plus en frais de gestion (disons 1,5 % au lieu de 0,5 %) peut amputer le quart de votre rente après 40 ans », a indiqué Sudhir Rajkumar, responsable du programme des retraites de la Banque mondiale.

    Les épargnants ont aussi le défaut d’être trop prudents. Encore sous le choc de la crise financière, ils gardent près de 60 % de leur portefeuille en liquidité, selon un sondage de BlackRock, le plus important gestionnaire d’actifs au monde. Or, ce n’est pas en restant assis sur de l’argent qui ne rapporte rien qu’ils arriveront à la retraite.

    De leur côté, les huit plus grandes caisses de retraite du Canada, dont la Caisse de dépôt fait partie, peuvent pallier la faiblesse des rendements en investissant dans des actifs plus sophistiqués.

    Depuis huit ans, elles ont haussé de 21 % à 29 % la part de leur portefeuille en actifs non traditionnels (infrastructure, placement privé, etc.), selon la Banque du Canada. Cette stratégie les a aidés à battre leur indice de référence.

    Comment voulez-vous que les épargnants qui gèrent leur retraite en solo arrivent au même résultat ? Impossible ! Il faut leur donner un coup de main. Espérons que les ministres des Finances des provinces qui doivent discuter de l’amélioration des régimes publics de retraite auront une rencontre fructueuse à Ottawa la semaine prochaine…

  • 15-06-2016 Supplément de revenu garanti

    Le gouvernement fédéral a annoncé l'inscription automatique au Supplément de revenu garanti (SRG) pour tous les 65 ans et plus à compter de 2018. Vous êtes peut-être admissible à le recevoir en vous inscrivant dès maintenant. 

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  • 13-06-2016 Tournoi de hockey du Réseau FADOQ : Les Leafs de Trois-Rivières remettent leur prix au Centre prévention suicide les Deux Rives

    Source : Réseau FADOQ

    Les Leafs de Trois-Rivières ont remis 900 $ pour soutenir la mission et les activités du Centre prévention suicide les Deux Rives. Représentée par son capitaine Alain Tremblay, l'équipe ayant remporté le premier prix de la division 60 ans et plus lors de l'édition 2016 du tournoi de hockey du Réseau FADOQ, la Coupe du Québec 50+, est heureuse de contribuer ainsi à la prévention du suicide dans la région. La remise du chèque s'est faite dans les locaux du Centre prévention suicide les Deux Rives en compagnie du directeur de l’organisme trifluvien, Luc Massicotte et du président du Réseau FADOQ, Maurice Dupont.

     Don

    Légende : Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ - Alain Tremblay, capitaine des Leafs - Luc Massicotte, directeur général, Centre prévention suicide les Deux Rives

     

  • 10-06-2016 La fibrillation auriculaire cause jusqu’à 20 % des AVC

    Alain Vadeboncoeur - L’actualité

    L’arythmie est un désordre électrique du cœur, notre formidable pompe qui fonctionne justement à l’électricité. Or, parmi toutes les arythmies, la fibrillation auriculaire est la plus fréquente, surtout chez les patients plus âgés. Le problème, c’est qu’elle peut avoir des conséquences graves.

    Si la fibrillation auriculaire touche environ une personne sur 100, soit 350 000 au Canada ou 80 000 au Québec, elle cause surtout jusqu’à 20 % des AVC, ce qui fait de cette «épidémie» électrique un problème majeur de santé publique.

    Des oreillettes malades

    Mais qu’est-ce qui se passe dans le cœur, en cas de fibrillation auriculaire? Il faut voir que cette arythmie affecte la partie supérieure du cœur, soit nos deux oreillettes, qui pompent le sang vers les deux ventricules.

    Les deux oreillettes et les deux ventricules du cœur tels que vus en échographie cardiaque. (Collection de l’auteur)

    Or, quand ces oreillettes deviennent malades, avec le temps ou à la suite de différents problèmes cardiaques, l’électricité s’y désorganise et devient ainsi chaotique, ce qui se traduit ensuite par un rythme cardiaque irrégulier et rapide, les oreillettes entraînant en partie les ventricules dans leur danse folle. La fibrillation peut démarrer puis repartir au bout de quelques secondes, ou bien persister quelques heures ou encore à long terme.

    Parfois, elle survient aussi chez les personnes plus jeunes, dont le cœur est apparemment normal, mis à part ce trouble électrique.

    Des palpitations inquiétantes

    Lors d’un épisode d’arythmie, les patients ressentent un symptôme bien particulier et souvent inquiétant: des palpitations rapides, c’est-à-dire une sensation de pulsation anormale et irrégulière du cœur.

    Or, comme le cœur est alors beaucoup plus rapide qu’à la normale, la personne ressent parfois de l’essoufflement et une certaine gêne dans la poitrine, mais rarement des douleurs importantes. Dans certains cas, parce que la pression est plus basse, elle souffrira aussi d’étourdissements. Si ces symptômes sont nouveaux et persistants, c’est sûrement le temps d’aller faire une visite à l’urgence, surtout s’il y a des symptômes associés.

    À l’arrivée, on vous fera passer un électrocardiogramme, afin de vérifier l’existence d’une arythmie, visible seulement si elle est encore présente au moment du test. Dans le cas contraire, on ne voit habituellement rien de spécial sur l’électrocardiogramme.

    On procédera souvent à d’autres examens, comme un Holter — un enregistrement du cœur de 24 à 48 heures à la maison —, pour mettre en évidence une arythmie inconstante.

    Prévenir la formation de caillots

    Lorsque l’on constate la présence d’une fibrillation auriculaire, certains traitements seront amorcés, d’abord pour stabiliser la vitesse du cœur et ainsi maîtriser les symptômes, mais surtout pour prévenir la complication la plus grave de la fibrillation auriculaire, soit la formation d’un caillot, qui pourrait éventuellement causer un AVC.

    Mais pourquoi des caillots se forment-ils en cas de fibrillation auriculaire? Parce que quand les oreillettes battent irrégulièrement, cela cause un peu de stagnation du sang dans un petit appendice de l’oreillette, suffisante pour le faire coaguler. Si un tel caillot tapi au fond de l’oreillette ne donne aucun symptôme particulier, les dommages qui surviennent s’il est expulsé du cœur peuvent être très graves.

    C’est qu’à sa sortie du cœur, ce caillot se retrouve dans la crosse de l’aorte, sur laquelle s’abouchent justement les deux carotides, énormes artères nourrissant à haut débit le cerveau, mais aussi à même d’amener le caillot coupable dans n’importe quelle région du cerveau. Un vaisseau cérébral de taille variable se bouchera donc au moins temporairement, interrompant la circulation du sang et privant ainsi le cerveau d’oxygène. Cela conduit souvent à un AVC, qui causera plus ou moins de symptômes en fonction de la zone atteinte.

    Afin d’éviter une telle catastrophe, les soins les plus importants viseront à prescrire, le cas échéant, un anticoagulant (aux effets bien plus forts que ceux de l’aspirine, par exemple), qui éclaircira le sang et préviendra la formation de caillots, malgré la présence d’une fibrillation auriculaire.

    La plupart du temps, surtout si la personne est âgée de plus de 65 ans ou souffre d’autres maladies, elle devra prendre cet anticoagulant pour le restant de ses jours. Compte tenu des risques (mineurs, mais réels) de complication hémorragique suivant la prise d’un anticoagulant, la décision de recourir à un tel médicament doit être mûrement réfléchie.

    Il faut voir que le risque annuel de souffrir d’un AVC en cas de fibrillation auriculaire est lié à un certain nombre de facteurs de risque, qui, s’additionnant entre eux, élèvent le risque. On mesure ce risque annuel à l’aide de certains scores, comme le «CHADS2-VASC», qui représente les différents facteurs de risque.

    Maîtriser les symptômes

    Mais si la diminution du risque d’AVC est l’aspect le plus important des soins apportés aux patients souffrant de fibrillation auriculaire, il demeure que le patient, ayant surtout consulté pour des symptômes, veut d’abord être soulagé de ses palpitations!

    Pour ceux qui sentent fortement leurs palpitations, deux stratégies équivalentes du point de vue du risque de mortalité, d’AVC et de la qualité de vie peuvent être tentées. On peut choisir de traiter l’arythmie, ou bien de ralentir la réponse du cœur (sa vitesse) en laissant l’arythmie en place.

    Bien souvent, surtout chez les patients plus âgés et ceux qui sentent peu leurs symptômes, un médicament sera donné (en plus de l’anticoagulant) pour ralentir les ventricules, même si les oreillettes demeurent en fibrillation. Si le cœur bat à moins de 100 battements par minute au repos et 110 à la marche et que le patient n’a plus de symptômes, la cible de contrôle est atteinte.

    Terminer l’arythmie

    Pour les patients plus jeunes ou les plus symptomatiques, on choisit plus souvent de renverser l’arythmie elle-même, afin que la personne retrouve un rythme cardiaque normal. On procède alors par cardioversion, qui peut être chimique ou électrique.

    Pour effectuer une cardioversion chimique, il suffit de donner à l’urgence un antiarythmique, par voie intraveineuse ou orale, afin de mettre fin à l’arythmie, un traitement bien souvent efficace et plutôt simple à réaliser. Ensuite, on pourra choisir ou non de prescrire un antiarythmique si on veut aider le cœur à rester loin de son arythmie.

    Dans d’autres cas, par exemple si l’antiarythmique ne fonctionne pas, on peut aussi procéder à une cardioversion électrique pour mettre fin à l’arythmie. Dans ce cas, on injecte un médicament pour engendrer une mini-anesthésie, puis on applique une décharge électrique sur le thorax (qui est très sécuritaire), le tout étant très efficace et ne prenant qu’une minute ou deux à réaliser.

    Dans certains cas, par exemple si la personne ne prend pas d’anticoagulant malgré une fibrillation présente depuis plus de 24 ou 48 heures, on devra effectuer une échographie spéciale appelée endoœsophagienne, pendant laquelle une sonde miniaturisée passe par l’œsophage afin d’observer de très près les oreillettes, pour s’assurer de l’absence de caillots avant de procéder à une décharge électrique.

    D’autres patients qui sont effectivement en fibrillation ne ressentent strictement rien. Ce sont souvent des personnes plus âgées et moins actives. Mais comme il n’existe aucun lien entre les symptômes de palpitations et le risque d’AVC, le problème est que ces personnes ne consultent pas, ayant peu ou pas de symptômes, tout en étant aussi exposés que les autres aux risques d’un AVC.

    Ablatir l’arythmie

    Enfin, si le patient présente des symptômes majeurs malgré les médicaments, si l’arythmie récidive malgré l’usage d’antiarythmiques ou s’il est important pour toute autre raison de garder le cœur en rythme normal, sans arythmie, on peut consulter un cardiologue-életrophysiologiste dans un centre spécialisé, qui procèdera au besoin à ce qu’on appelle une ablation.

    Pour réaliser cette technique étonnante, des cathéters sont introduits dans le cœur, pour littéralement isoler certaines zones étant à l’origine de la fibrillation auriculaire, soit à l’aide de radiofréquences qui brûlent délicatement les tissus intracardiaques, soit grâce à la technique plus récente de la cryoablation, soit une ablation par le froid. Ces techniques permettent de réduire de 60 à 75 % les épisodes d’arythmie.

    Vu l’ampleur croissante du problème, notamment en raison du vieillissement de la population, on espère surtout que les chercheurs vont réussir à mettre au point de nouveaux moyens de prévention, afin d’éloigner la fibrillation auriculaire, et surtout, sa complication majeure, l’AVC.

  • 10-06-2016 Le vieillissement démographique va favoriser l’immobilier locatif

    Gérard Bérubé - Le Devoir

    Il y a une certitude : le vieillissement démographique va moduler le marché de l’habitation au Québec. Cela dit, l’impact reste difficile à cerner, au-delà des perspectives faisant ressortir une hausse du nombre de ménages à petite taille et un engouement accru pour le locatif.

    La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) s’est penchée sur « les caractéristiques des ménages québécois qui façonneront le marché de demain ». Outre une baisse anticipée de la formation de ménages et le vieillissement démographique, plus important au Québec, l’horizon demeure embrouillé pour le marché de l’habitation.

    L’économiste régional Kevin J. Hughes reprend les projections de l’Institut de la statistique du Québec voulant que la formation nette des ménages soit appelée à diminuer au cours des prochaines décennies, soit de quelque 43 000 ménages en 2011 à environ 30 000 ménages en 2021, selon le scénario de référence. Il conclut son document de neuf pages en soulignant que, « pour ce qui est des perspectives à la baisse de la formation de ménages, il serait erroné d’y déduire une baisse proportionnelle de la nouvelle construction résidentielle […]. La vague des baby-boomers passant sous peu dans le groupe d’âge des 75 ans risque fort d’engendrer une demande que le marché du moment ne pourra combler. »


    Petits ménages

    L’analyste observe que les ménages constitués de personnes vivant seules sont en hausse au Québec. Il indique que « l’importance du vieillissement démographique au Québec contribuera à la tendance haussière de nombre de ménages de faible taille ». Il est donc permis de s’attendre à ce que « le besoin d’unités de plus faible taille (et adaptées à l’âge de l’occupant) soit donc en hausse ».

    Kevin J. Hugues porte une attention aux ménages âgés de 75 ans ou plus, dont la croissance est appelée à s’accélérer de manière notoire. Le passage d’une cohorte à une autre va provoquer une vague sans précédent, avec un triplement du nombre annuel de ménages âgés de 75 ans ou plus entre 2012 et 2030. L’analyste souligne que ce phénomène favorise le mode d’occupation locatif.

    Le Québec a su rattraper son retard avec le reste du Canada au chapitre de la propriété résidentielle. De 1951 à 2011, la proportion des ménages locataires est passée de 51 % à environ 40 % au Québec, de 34 % à 31 % pour l’ensemble du Canada. « Il est fort probable que le vieillissement de la population mette fin à cette tendance baissière », croit l’économiste.

    L’appartement locatif comporte des caractéristiques adaptées aux besoins de cette population vieillissante, notamment en ce qui concerne les coûts, la facilité d’entretien, la flexibilité et la vie en communauté. L’analyste estime que des modes d’habitation alternatifs, telle l’habitation intergénérationnelle, devraient avoir peu d’influence. Aussi,« bien qu’il soit probable que la présence grandissante d’appartements en copropriété fasse concurrence aux appartements locatifs, l’effet risque d’être limité, vu la plus faible taille du parc de copropriétés et des besoins d’administration immobilière associés à cette tenure ».

    L’auteur n’aborde pas le segment des résidences pour personnes âgées, mais la SCHL a fait un rapport sur le thème en 2015. Le taux d’attraction est le plus élevé au Québec, ce type d’hébergement rejoignant 18,5 % des Québécois âgés de 75 ans ou plus, contre une moyenne de 8,9 % pour l’ensemble canadien. Et c’est au Québec que le loyer moyen le plus faible est mesuré, soit à 1521 $ en moyenne, contre 2107 $ au Canada, pour une place standard. Mais, « compte tenu des commodités et des services offerts […], les loyers y sont en général plus élevés que ceux du marché locatif traditionnel », précisait la SCHL.

  • 10-06-2016 CHSLD: plus de personnel et de soins, demande la commission «Vivre dans la dignité»

    Tommy Chouinard - La Presse

     (Québec) Le gouvernement doit augmenter le personnel dans les CHSLD et améliorer les soins d'hygiène offerts aux personnes hébergées, recommande une commission parlementaire non partisane.

    Trois ans après le début de ses travaux, la commission sur « les conditions de vie des adultes hébergés en CHSLD » a finalement déposé son rapport à l'Assemblée nationale jeudi. On l'a surnommée la commission « Vivre dans la dignité » pour faire un parallèle avec la commission « Mourir dans la dignité ». La seconde a fait beaucoup plus de bruit et a retenu l'attention des parlementaires de façon beaucoup plus importante que la première.

    Dans son rapport, la commission composée de députés de tous les partis fait des recommandations en vue de corriger les lacunes qu'elle a constatées dans le réseau :

    • Que le ministère de la Santé et des Services sociaux « mette à jour les normes concernant les ratios de personnel afin d'assurer une prestation adéquate de soins et de services aux personnes hébergées, selon leurs besoins individuels » ;
    • « Que les établissements évaluent rigoureusement et régulièrement les besoins de soins d'hygiène des personnes hébergées et qu'ils offrent des soins qui y sont adaptés » ;
    • « Que les établissements servent des repas selon une diversité de mets, une présentation et une chaleur qui correspondent aux besoins et aux préférences des personnes hébergées » ;
    • « Que les établissements procèdent à un examen urgent et minutieux de l'équipement supplémentaire requis pour répondre aux besoins des résidents en matière d'hygiène corporelle et d'alimentation et qu'ils apportent de manière pressante des modifications lorsque nécessaires », et que le ministère de la Santé permette rapidement de corriger la situation.

    Dans son rapport, la commission souligne que ses visites dans des CHSLD « ont mis en lumière que certains n'ont pas l'équipement requis ou le personnel pour dispenser des soins d'hygiène corporelle adaptés aux besoins exprimés par la personne hébergée ». Elle ajoute que, selon des mémoires reçus, il y a « des écarts marqués entre le personnel en service et l'intensité des besoins des personnes hébergées ».

    Rappelons que le Ministère a demandé aux CHLSD de dresser la liste de leurs besoins en équipements pour offrir les soins d'hygiène. Ils ont répondu dernièrement. Sur 83 projets soumis, 80 ont été retenus. Une enveloppe de huit millions de dollars a été accordée pour faire les travaux au cours des prochains mois.

    Dans son rapport, la commission souhaite que tous les établissements éliminent les mesures de contention physique et chimique. Le ministère doit quant à lui « se pencher sur les préoccupations à propos de la surmédication des personnes hébergées » et soutenir « davantage l'approche non pharmacologique ». Il doit aussi « mettre sur pied des programmes de formation obligatoire, revus et adaptés aux nouvelles réalités, à toute personne qui oeuvre ou qui désire oeuvrer dans ce secteur ». Une formation continue doit être donnée « sur une base régulière » à tout le personnel, ajoute la commission. Elle recommande également que « les établissements se préoccupent davantage de la stabilité des équipes soignantes déployées auprès de chaque résident ».

    Cette commission parlementaire est née en avril 2013 à l'initiative de la libérale Marguerite Blais, qui a quitté la vie politique depuis. C'était à la suite de reportages de La Presse sur des personnes lourdement handicapées qui avaient été victimes de négligence et de mauvais traitements dans un CHSLD de Montréal. Le gouvernement Marois avait accepté la proposition de Mme Blais. Un document de consultation a été diffusé à l'automne 2013. Une trentaine de groupes ont déposé des mémoires pour faire des recommandations aux élus. Les élections d'avril 2014 ont forcé l'arrêt des travaux. Il a fallu attendre un an et demi pour que les parlementaires reprennent leur mandat sur le sujet, lorsque les manchettes ont à nouveau fait état de lacunes en matière de soins d'hygiène. Des députés de tous les partis ont ainsi visité six CHSLD en décembre et en janvier derniers.

    De son côté, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, promet depuis un an des mesures pour améliorer les soins d'hygiène dans les CHSLD, mais aussi, plus largement, les conditions de vie des personnes hébergées. Il a signalé la semaine dernière que ces mesures ne seront annoncées qu'à l'automne.

  • 09-06-2016 Un lien de plus en plus fort entre l’AVC et la démence

    Le Bulletin sur l’AVC 2016 de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC (la « Fondation ») révèle un lien de plus en plus fort entre l’AVC et la démence, en particulier à cause du fait que les gens ignorent les AVC silencieux. Ces derniers se produisent cinq fois plus souvent que les AVC cliniques, et les deux affectent des personnes de plus en plus jeunes, entraînant des cas de démence plus fréquents et plus précoces. Il s’agit d’un appel à mettre l’accent sur une plus grande prévention. 

    « Il faut étudier l’AVC et la démence comme s’il s’agissait d’une seule entité, car d’une certaine façon, ces deux affections n’en forment qu’une, dit le Dr Andrew Demchuk, directeur du Calgary Stroke Program. L’AVC cause la mort de cellules cérébrales, ce qui peut précipiter la survenue d’une démence ou en aggraver une préexistante. La démence a plusieurs causes, mais des travaux de recherche récents laissent penser que l’AVC joue un rôle très important. » 

    De nouvelles données confirment qu’un lien profond existe entre ces deux maladies cérébrales. Avoir subi un AVC fait plus que doubler le risque d’une personne d’être atteinte de démence. L'AVC clinique et l'AVC silencieux, c’est-à-dire qui survient lorsqu’un petit vaisseau sanguin se bouche d’une manière permanente sans conséquences physiques extérieures observables immédiates, peuvent causer la démence. 

    Selon un sondage* commandé par la Fondation, la population n’en sait pas beaucoup au sujet de l’AVC et de la démence : moins de la moitié des gens savent ce qu’est un AVC, et moins du tiers savent ce qu’est la démence et en connaissent les symptômes. Aussi, plus d’un quart de la population pense à tort que la démence fait partie du vieillissement. 

    L’âge est en effet un facteur de risque d’AVC et de démence, et au fur et à mesure que la population vieillit, le nombre total d’AVC et de personnes atteintes de démence est en hausse. La recherche montre également que ces deux maladies atteignent des personnes de plus en plus jeunes. De plus, selon de nouvelles études qui utilisent la technologie d’imagerie cérébrale, les AVC silencieux surviennent plus tôt aussi. 

    « Environ 3 % des personnes dans la quarantaine au pays présentent des signes d’AVC silencieux. Ils subissent des AVC légers et ne s’en rendent pas compte. Il est ensuite trop tard pour intervenir, car les lésions sont irréversibles », explique le Dr Eric Smith, neurologue spécialisé en AVC du Calgary Stroke Program et porte-parole de la Fondation. 

    On peut prévenir l’AVC, qu’il s’agisse d’un premier événement, d’une récidive, d’un accident ischémique transitoire (AIT, ou miniAVC) ou d’un AVC silencieux, en gérant ses facteurs de risque vasculaire. Il en va de même pour la démence. La population ignore les facteurs de risque :

    • L’hypertension artérielle en est le principal facteur de risque modifiable. Cependant, selon le sondage, moins d’un quart savent qu’il s’agit d’un facteur de risque.
    • Lorsqu’on demande à la population de nommer ces facteurs, seulement un quart évoquent le tabagisme, un tiers le régime alimentaire et moins d’un cinquième la sédentarité.

    Une fois qu’une personne a subi AVC, son risque de récidive est élevé; c’est à ce moment qu’interviennent les services de prévention secondaire de l’AVC. Les données montrent que l’accès aux services de prévention secondaire réduit le taux de mortalité de 25 %, ainsi que le risque de subir une récidive d’AVC entre 50 et 80 %. Ces services sont offerts par des cliniques ou d’autres types de services spécialisés partout au pays. 

    Statistiques sur l’AVC et la démence

    • Au pays, on compte 62 000 AVC chaque année, soit l’équivalent d’un toutes les neuf minutes.
    • À l’échelle nationale, 405 000 personnes vivent avec les séquelles.
    • Les AVC représentent la troisième cause de décès au Canada. Chaque année, plus de 13 000 personnes au pays succombent à la suite d’un AVC.
    • Actuellement, une personne au pays sur dix de plus de 65 ans est atteinte de démence. Après 85 ans, cette proportion est de trois sur dix.
    • Une personne au pays sur trois sera aux prises avec une démence, un AVC ou les deux au cours de sa vie.
    • Les coûts directs (médicaux) et indirects (pertes de revenus) de la démence s’élèvent à 33 milliards de dollars par année. Si la tendance se maintient, ce total sera de 293 milliards par année en 2040.

    Cliquez ici pour lire le Bulletin au complet. 

  • 08-06-2016 Des milliards $ pour les boomers

    PIERRE COUTURE - Journal de Montréal

    Que feriez-vous avec une cagnotte de 300 000 $ qui arrive d’un héritage inattendu? Une nouvelle maison? Une voiture neuve? Payer ses dettes? Se lancer en affaires?

    Bien des Québécois seront confrontés à ces choix au cours des prochaines années, selon une étude menée par la Banque CIBC.

    Plus de 750 milliards $ seront cédés en héritage d’ici les 10 prochaines années aux baby-boomers canadiens.

    C’est beaucoup de fric qui sera remis entre les mains principalement de gens âgés de 50 à 75 ans.

    En fait, d’après l’économiste Benjamin Tal qui a mené l’étude, jamais autant d’argent n’aura transité d’une génération à une autre. On évoque même le plus grand transfert intergénérationnel de richesse dans l’histoire du pays.

    Surprise de taille, les Québécois sont parmi ceux qui reçoivent le plus d’argent en héritage lorsque le décès d’un proche survient.

    En moyenne, les Québécois reçoivent un héritage de 215 000 $. C’est 15 000 $ de moins qu’en Colombie-Britannique, mais c’est davantage qu’en Ontario et en Alberta. Pour l’ensemble du Canada, la moyenne de l’héritage atteint 180 000 $.

    Pas les plus dépensiers

    On peut présumer que les Québécois ne sont peut-être pas les plus dépensiers et les plus extravagants durant leur existence.

    Or, on constate que lors de leurs décès, ils laissent beaucoup d’argent à leurs héritiers. Beaucoup plus qu’on le croit, du moins.

    Ce qui fait dire à l’économiste de la CIBC que le transfert d’argent à venir aura un impact important au sein de l’économie québécoise (et canadienne) au cours des prochaines années.

    Il faut dire que l’essor fulgurant du marché immobilier au Québec au cours des 10 dernières années n’est certainement pas étranger à la valeur moyenne des montants cédés aux héritiers.

    La CIBC soutient que la valeur totale des héritages sera 50 % plus élevée au cours des 10 prochaines années que des 10 dernières.

    Avantage aux riches

    Mais ce qui frappe le plus de cette étude, c’est que ce transfert de richesse bénéficiera davantage aux ménages fortunés plutôt qu’à ceux de la classe moyenne et des plus pauvres.

    Car il y a un lien direct entre le montant de l’héritage reçu et les revenus des ménages et le niveau d’éducation, dit la CIBC.

    Ainsi, un héritier gagnant moins de 100 000 $ par année a droit généralement à un héritage moyen de moins de 150 000 $. À l’opposé, un héritier dont les revenus annuels sont de plus de 100 000 $ encaisse un héritage d’au moins 300 000 $.

    Et que font les héritiers avec leur héritage? Les plus pauvres paient leurs factures. Ceux de la classe moyenne en profitent pour réduire leur dette alors que les riches font des placements.

    Et si recevoir un héritage permettait vraiment aux Québécois de se lancer en affaires?

    Le rapport de la CIBC est d’avis que les héritiers sont davantage portés à profiter de l’apport de nouvelles liquidités pour se lancer en affaires.

    Selon la CIBC, la prochaine vague d’héritages au Canada devrait avoir du bon pour l’entrepreneuriat.

    On verra ainsi apparaître un nombre important de travailleurs autonomes de plus de 50 ans.

    Cela tombe bien, le Québec a urgent besoin d’entrepreneurs.

  • 03-06-2016 Il sera impossible d'évincer un aîné à faible revenu de son logement

    Patrick BelIerose - Huffington Post

    QUÉBEC — Le gouvernement Couillard et Québec solidaire ont trouvé un compromis. Le projet de loi 492 de Françoise David pourra être adopté, mais avec quelques modifications.

    La nouvelle loi interdira à un propriétaire d'évincer un locataire à faible revenu âgé de 70 ans et plus, qui réside à cet endroit depuis plus de 10 ans.

    Une exception est toutefois prévue pour un propriétaire de 70 ans et plus qui souhaite reprendre le logement pour lui-même ou un autre locataire du même âge. Un propriétaire occupant de 70 ans et plus pourra aussi reprendre le logement pour y loger un membre de sa famille, peu importe son âge.

    Il s'agit d'une modification importante à la proposition originale de Françoise David qui se serait appliquée pour les personnes âgées de 65 ans et plus. Mais surtout, la précédente mouture obligeait le propriétaire à trouver pour le locataire un logement à proximité et à un prix équivalent.

    Françoise David admet qu'elle a dû faire des concessions, mais affirme être heureuse du compromis trouvé avec le gouvernement. «Dans une négociation, on essaie de regarder ce qui est dans le meilleur intérêt des gens et ce qui est acceptable pour les deux parties», a-t-elle dit en conférence de presse.

     «Mais je veux être très, très claire et très affirmative, et je sais que là-dessus j'ai l'appui des groupes terrain, nous venons de faire un gain réel pour les locataires aînés avec ce projet de loi», estime-t-elle.

    À ses côtés lors du point de presse, le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, s'est aussi félicité du compromis. «On a protégé le droit des aînés en maintenant un équilibre entre le droit des propriétaires, d'une part, [...] puis on atteint nos objectifs de protection des personnes aînées vulnérables», a-t-il expliqué.