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  • 15-05-2016 Connaissez-vous bien ce tueur silencieux qu’est l’hypertension

    À l’approche de la journée mondiale de l’hypertension le 17 mai, voici quelques-uns des résultats d’un sondage sur les perceptions des Québécois face à ce « tueur silencieux » de même que sur les habitudes à prendre pour maintenir une tension artérielle saine.

    L’hypertension est LA principale cause d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et un facteur de risque majeur de maladies cardiaques. Elle peut doubler, voire tripler votre risque d’en être victime. Toutefois, même si ce risque est bien réel, les Québécois sont peu conscientisés à l’hypertension. Seulement 13 % d’entre eux pensent à l’hypertension lorsqu’on parle de conditions de santé ou de maladies chroniques alors que cette proportion monte à 44 % dans le cas du diabète et à 52 % pour le cancer.

    D’autant plus que l’hypertension touche une grande partie de la population : 1,2 million d’adultes québécois en sont actuellement atteints et 90 % des adultes feront de l’hypertension au cours de leur vie. Malgré tout,moins de la moitié des Québécois se sentent concernés à l’idée de développer cette condition. Selon la même étude, les gens ont également tendance à penser que cette condition touche davantage les hommes alors qu’en réalité c’est l’inverse. Plus de la moitié des femmes recevront un diagnostic d’hypertension une fois la soixantaine atteinte.

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    Pour mieux saisir l’ampleur de la situation, une infographie résumant quelques-unes des statistiques les plus surprenantes du sondage est disponible ci-dessous

    QUELQUES IDÉES POUR MAINTENIR UNE TENSION ARTÉRIELLE SAINE

    Bien que la situation soit inquiétante, il est encourageant de savoir qu’il existe des façons concrètes de réduire le risque d’hypertension et de maintenir une tension artérielle saine. En effet, un mode de vie sain peut aider à réduire votre risque, et ce, de façon significative. D’ailleurs 86 % des Québécois en sont conscients et considèrent la consommation de légumes et de fruits bénéfique pour réduire leur risque.

    Ceci dit, une alimentation riche en fruits et légumes combinée à une consommation adéquate de produits laitiers serait idéale. En effet, les produits laitiers fournissent, entre autres, trois éléments nutritifs importants – le calcium, le magnésium et le potassium – qui aideraient à réduire la tension artérielle et même à prévenir l’hypertension, principale cause de maladies cardiaques et d’AVC. En consommant plus de fruits et légumes, et en s’assurant de consommer assez de produits laitiers chaque jour, vous contribuez à diminuer votre risque d’hypertension.

    CONSOMMEZ-VOUS ASSEZ DE FRUITS, DE LÉGUMES ET DE PRODUITS LAITIERS CHAQUE JOUR?

    Pour aider la population à manger sainement, l’équipe des diététistes des Producteurs laitiers du Canada (PLC) a développé l’Application Calculassiette, un outil pratique qui permet de faire le suivi au quotidien de son alimentation tout en contribuant à une bonne cause! En effet, pour chaque jour d’utilisation de l’Application Calculassiette, les PLC feront un don de 1 $ à l’une des trois associations partenaires, dont la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC, jusqu’à concurrence de 100 000 $ par organisme. Jusqu’à maintenant, plus de 300 000 $ ont été remis à ces trois organisations grâce à l’utilisation de l’Application.

  • 12-05-2016 Des aînées « chouchoutées »

    DOMINIQUE GOBEIL Le Quotidien

    Une quarantaine de bénéficiaires du Foyer de Bagotville, à La Baie, ont été «chouchoutés», mercredi, lors d'une première «Journée du bonheur» organisée par la FADOQ régionale.

    Une équipe d'environ 25 bénévoles a donc pris soin de ces personnes aînées en les maquillant, coiffant et dorlotant. Une fois qu'elles étaient métamorphosées, la photographe professionnelle NathB, qui a aussi une formation de travailleuse sociale, s'efforçait de leur léguer un heureux souvenir impérissable grâce à son appareil. Cette dernière a inspiré l'activité avec son concept de «Caravane du bonheur», qui a été adapté.

    «C'est extraordinaire ce qui s'est passé, raconte le directeur général de l'organisation Patrice St-Pierre. On a assisté à des moments très touchants. Des larmes ont même coulé, mais c'était pour une bonne raison!»

    Il se rappelle avoir vu une dame qui ne voulait pas se faire maquiller, prétextant qu'elle avait «trop de rides». La jeune bénévole lui a alors répliqué: «Toutes ces belles lignes dans votre visage sont des marques de l'histoire de votre vie. Je ne sais pas si je pourrais avoir un jour de tels symboles moi aussi.» La femme a alors accepté de se prêter au jeu.

    «Le temps d'un instant, ça a fait une différence dans le quotidien de ces personnes. Il y a eu un impact sur les employés aussi. Ça a cassé leur routine. Ils souriaient, chantaient, tapaient des mains... Certains étaient même éberlués de voir transformées les personnes dont ils prennent soin chaque jour et avaient de la misère à les reconnaître!», poursuit M. St-Pierre.

    Le directeur général rappelle que les personnes âgées sont souvent «oubliées» et qu'elles n'ont pas toujours le temps de s'occuper de leur apparence. Plusieurs étaient heureuses de se voir «belles», un apport considérable pour leur estime de soi qui est importante dans leur plan de santé.

    Ailleurs jeudi

    L'activité se répète jeudi et vendredi dans les centres d'hébergement et de soins longue durée (CHSLD) L'Oasis à Dolbeau-Mistassini et Le Normandie à Alma. Patrice St-Pierre souhaite développer des partenariats financiers l'an prochain pour que l'activité soit étendue à plus d'établissements, voire des résidences privées.

    D'autres bénéficiaires ont aussi profité de la journée en écoutant le spectacle de musiciens bénévoles qui a suivi la période de soins.

     

  • 10-05-2016 Feux à Fort McMurray : Le Réseau FADOQ pose un geste concret de solidarité

    Source : Réseau FADOQ

    Solidaire de la population de Fort McMurray et avec une pensée particulière pour les aînés de cette communauté, le Réseau FADOQ remet 2000 $ à la Société canadienne de la Croix-Rouge afin d’atténuer les impacts des feux sur les sinistrés rudement éprouvés par la catastrophe sans précédent qui sévit dans cette région de l’Alberta.

    Pour soutenir les efforts de la Société canadienne de la Croix-Rouge, vous pouvez vous aussi faire un don en cliquant ici

  • 07-05-2016 VIEILLISSEMENT : Les enjeux selon les territoires où l’on habite

    Claude Lafleur - Collaboration spéciale, Le Devoir

    Nos villes, banlieues et quartiers s’adaptent-ils au fait que la population est vieillissante ? C’est la question que traitera durant deux jours une foule de chercheurs provenant d’une belle variété de disciplines.

    Dans le cadre de sa thématique « Points de rencontre », le 84e congrès de l’Acfas présente un colloque de deux jours pour le moins original. Intitulé « Les territoires du vieillissement. Dialogues interdisciplinaires et regards transatlantiques », il traitera des enjeux du vieillissement selon une approche pluridisciplinaire et comparera les expériences européennes et québécoises.

    Ce colloque est d’ailleurs organisé par Patrik Marier, un chercheur en sciences politiques de l’Université Concordia, et par Anne-Marie Séguin, une géographe spécialisée en géographie urbaine et sociale de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Ils sont secondés par Vincent Caradec et Aline Chamahian, deux sociologues de l’Université de Lille.

    « Pour moi, le vieillissement est un enjeu politique majeur, déclare Patrik Marier. Ce qui guide mes recherches, ce sont les perspectives du vieillissement ainsi que les approches interdisciplinaires. Et travailler avec Anne-Marie, c’est toujours très intéressant puisqu’elle a une perspective de géographe, ce qui ajoute beaucoup de saveur à mes travaux ! »

    « Même si on n’est pas géographe, on se rend très vite compte qu’il y a des enjeux territoriaux dont il faut parler », enchaîne Anne-Marie Séguin, géographe à l’INRS (Centre urbanisation, culture, société).

    Des territoires mieux adaptés que d’autres

    On peut ainsi voir les questions de territoires du vieillissement de différentes façons, explique-t-elle. « Habiter dans une province plutôt que dans une autre peut faire une différence en matière de services de santé, par exemple. Ça peut aussi être d’une agglomération à l’autre ; dans certaines, par exemple, il y a des trottoirs pour circuler, alors que dans d’autres, il n’y en a pas. Ou même certains quartiers qui donnent accès à énormément de services, alors que dans d’autres, les services vont être beaucoup moins accessibles… »

    C’est dire que les chercheurs qui s’intéressent au vieillissement ont des définitions« extrêmement souples » de ce qui constitue un territoire. « À la limite, lance Mme Séguin, le logement est un premier territoire très important pour les aînés. Ensuite, il y a le territoire de proximité, le voisinage, après cela c’est le quartier… Et ça peut même être le territoire couvert par un CLSC — et à présent un CIUSSS — puisque d’un CLSC à l’autre on n’aura pas nécessairement les mêmes services. »

    Bref, à l’heure où la population vieillit, la question qui se pose de plus en plus est celle de savoir si « les territoires » sont bien adaptés, ou s’adapteront, au vieillissement et au fait que ceux et celles qui y résident deviennent de moins en moins mobiles.

    Qui plus est, les urbanistes constatent qu’on a tous tendance à demeurer dans notre communauté, et non pas à migrer vers les communautés qui offrent les meilleurs services aux personnes vieillissantes. C’est ainsi, note Patrik Marier, que les banlieues conçues pour les déplacements en automobile sont souvent mal adaptées aux piétons et offrent moins de services que les grands centres.

    En outre, constate Anne-Marie Séguin, les communautés les plus pauvres offrent moins de services que celles mieux nanties. Or, c’est souvent dans celles-ci que les besoins sont les plus grands. Cette chercheuse concentre d’ailleurs ses travaux sur les thèmes de la pauvreté, du vieillissement, de l’exclusion et de l’habitat.

    Comparer les expériences

    « Un colloque sur les territoires du vieillissement, ça m’intéresse évidemment beaucoup, dit-elle, et Patrik a été tout de suite très enthousiaste parce qu’on se rend compte que les politiques publiques ont des répercussions différentes selon les territoires. Et immédiatement, des collègues français et belges ont été très intéressés à l’idée de se joindre à nous. »

    Il y a de gros enjeux de politiques publiques liés aux territoires, confirme Patrik Marier.« Par exemple, dit-il, les fusions [notamment des CLSC] et les pressions pour harmoniser un territoire désormais couvert par un CIUSSS soulèvent des questions intéressantes : est-ce que cela défavorisera certaines populations ? Et pour cette raison, la question des territoires enflamme un peu tout le monde ! »

    Les organisateurs rapportent qu’il a été extrêmement facile d’organiser ce colloque.« Nous avons été très surpris par la diversité des contributions qui nous ont été proposées », souligne M. Marier.

    Il relate d’ailleurs que la comparaison de notre situation avec celle de la France sera« particulièrement intéressante » puisqu’en France, on a affaire à une administration publique très centralisée, alors qu’au Québec, on avait adopté un mode plutôt décentralisé — les CLSC disposant d’une certaine liberté pour adapter leur offre de services aux besoins de la communauté. Mais qu’en sera-t-il à l’avenir avec la centralisation du système de santé à laquelle procède à grande vitesse le ministre Barrette ?

    « Pas de doute que, nous, nous avons beaucoup à apprendre sur la conception des lieux de vie et des ensembles collectifs, et ce sera intéressant de voir l’expérience de nos collègues de France et de Belgique qui participent au colloque », affirme Mme Séguin.

    Elle souligne aussi que, depuis une dizaine d’années, les urbanistes et les géographes s’intéressent aux questions d’aménagement du territoire. « Certains milieux sont-ils accueillants, hospitaliers pour les aînés ? illustre-t-elle. Et on constate même qu’à l’intérieur d’une grande ville comme Montréal, il y a des différences assez importantes d’offre de services. Souvent, la façon même dont on aborde la question du vieillissement, c’est très nouveau », conclut-elle.

  • 05-05-2016 Violence et abus envers les aînés: comment porter plainte?

    Protégez-Vous

    Même si les cas de violence envers les aînés sont plus dénoncés qu'autrefois, franchir le pas demeure difficile. Voici quelques pistes pour reconnaître la maltraitance et la dénoncer si vous en êtes témoin, ou victime.

    La maltraitance envers les aînés peut se présenter sous différentes formes:

    • L’abus physique est défini comme toute forme de violence touchant l’intégrité physique de la personne. Par exemple: recevoir des coups, des tapes, se faire pousser ou bousculer, se faire lancer des objets, se faire serrer les bras, se faire rudoyer, attacher à un lit ou à un fauteuil,?etc.

    • L’abus psychologique touche pour sa part à l’intégrité émotionnelle, par des actes comme se faire parler durement, recevoir des menaces, des propos blessants, dénigrants ou infantilisants, se faire ridiculiser ou humilier verbalement.

    • L’abus sexuel comprend le harcèlement sexuel (verbal ou physique), les attouchements, le viol et tout autre acte lié à la sexualité et pour lequel la personne n’a pas donné ou ne peut pas donner son consentement en raison de sa vulnérabilité.

    • L’abus financier concerne les biens de la personne. On parle ici d’actes comme la fraude, le vol d’argent ou de biens, la manipulation visant à soutirer de l’argent aux victimes, l’utilisation frauduleuse de leurs cartes bancaires ou l’emploi de tout moyen de pression concernant un héritage ou la gestion de leurs finances.

    • La négligence, enfin, est définie comme toute omission de poser un acte ou de répondre à un besoin reconnu de la personne âgée (que cela soit volontaire ou non).

    Pour les personnes âgées victimes d’une ou de plusieurs formes d’abus, qu’il s’agisse d’un geste isolé ou récurrent, il y a toujours des conséquences. Ces agressions génèrent chez elles une multitude d’émotions négatives comme de la peur, de l’anxiété, de la détresse psychologique, de la confusion, de la honte, de l’incompréhension et de l’insécurité.

    Dans les cas où la maltraitance se répète dans le temps, la victime peut ressentir une baisse de son estime personnelle, se replier sur elle-même et même s’isoler complètement. Ce type de situation conduit parfois à la dépression et au suicide. Les abus physiques ou sexuels graves laissent souvent des traces physiques sur le corps (fractures…). Et les abus financiers mènent à la perte de sources de revenus, d’épargnes ou de biens matériels et laissent les victimes dans une grande insécurité pour l’avenir.

    Briser le silence et porter plainte

    Prendre la décision de dénoncer la personne qui nous maltraite n’est jamais un choix facile et vient souvent bouleverser notre entourage. Bien qu’il puisse sembler relativement plus aisé de dénoncer quelqu’un que l’on ne connaît pas, les abus, qu’ils soient commis par un étranger ou un proche, emmènent souvent avec eux le sentiment d’être anéanti! Dénoncer une personne qui nous agresse dans la rue, vole notre sac à main ou encore nous fraude financièrement, n’est pas une mince tâche pour un adulte et en bonne santé. Alors, imaginez une personne âgée vulnérable.

    Certes, les choses deviennent encore plus bouleversantes lorsque la maltraitance subie vient d’un proche. Il n’est malheureusement pas rare que les aînés soient maltraités par leur conjoint, un de leurs enfants ou petits-enfants, un neveu ou une nièce, un ami ou une connaissance intime. Dans ces cas, bien sûr, la victime sait qui est la personne qui la maltraite, mais le lien affectif qui les lie rend la situation intensément plus complexe.

    Comment admettre que cette personne, qui normalement devrait veiller à notre bien-être, puisse causer cette souffrance? La victime vit un véritable déchirement, car elle doit choisir entre subir la maltraitance ou dénoncer quelqu’un qu’elle aime. Or, il est crucial d’agir, car ces formes d’abus sont le plus souvent répétitives et tendent à s’aggraver avec le temps.

    Ici, un confident s’avère d’une grande aide. Un proche ou un intervenant qui connaît votre situation saura vous donner soutien, force et courage et aussi vous aider à poursuivre vos démarches.

    Commencez en vous informant d’abord de vos droits, de vos recours et de ce qui arrive à la suite d’une plainte. Vous pouvez contacter la ligne Aide Abus Aînés pour recevoir du soutien et vous faire guider dans les démarches à entreprendre pour porter plainte.

    Il faut aussi bien se préparer. Réunissez les faits (moment où il y a eu un épisode d’abus, qui l’a commis, ce qui s’est déroulé, de quelle façon, les actions répétées s’il y a lieu avec les moments précis et les actions exactes pour chaque événement). Notez tout pour ne rien oublier.

    Puis, dirigez-vous vers les autorités pouvant recevoir votre plainte. Lors de cette étape importante, faites-vous accompagner! C’est le service de police qui reçoit les plaintes liées aux abus et à la maltraitance. Vous devrez suivre la procédure officielle qu’on vous expliquera. C’est ici que vous donnerez votre témoignage. Les policiers sui­vront par la suite le dossier de la plainte et vous aviseront de la suite des choses. Il se peut que des accusations soient portées et que vous soyez appelé à témoigner en cour plus tard. Vous pourrez vous préparer pour cela en temps et lieu.

    Dans le cas de fraude financière, vous pouvez porter plainte à l’Autorité des marchés financiers (1 877 525-0337).

    Trouver de l’aide

    Bien sûr, le fait d’être victime de maltraitance peut ébranler votre confiance dans les gens. Et pourtant, si vous voulez que ça arrête, il faut commencer par en parler à une personne en qui vous décelez une loyauté et une sincérité à votre égard. Ce peut être votre médecin, une infirmière, une travailleuse sociale ou tout autre intervenant d’une clinique médicale, d’un hôpital, d’un CLSC, d’un centre de jour ou d’un organisme communautaire. Vous pouvez aussi contacter directement le service de police ou le CLSC de votre secteur pour recevoir du soutien et de l’aide.

    Si vous n’êtes pas certain, vous pouvez consulter le plan du gouvernement provincial sur la maltraitance envers les aînés. Vous pouvez aussi appeler une ligne d’entraide téléphonique qui vous accordera écoute et soutien. La ligne Aide Abus Aînés (1 888 489-2287), par exemple, est un service provincial gratuit, accessible à tous et en tout temps. Il offre de l’écoute, du soutien, des conseils, des références et des pistes de solution pour contrer les abus.

    Ressources utiles

    La maltraitance envers les aînés, un problème de sociétéTel-Aînés, service d’écoute et de référence pour les aînés et de leurs proches: 514-353-2463Aide Abus Aînés, service provincial gratuit, accessible à tous et en tout temps: 1 888 489-2287Aîné-Avis, contre la fraude et la maltraitanceCentre d’aide aux victimes d’actes ­criminels: 1 866 532-2822Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse: 1 800 361-6477Les services de police: 911

  • 05-05-2016 Frais accessoires : Le Réseau FADOQ exige une action immédiate et concrète pour les patients

    Source : Réseau FADOQ

    Deuxième volte-face aujourd’hui du ministre de la Santé du Québec à la suite du recours judiciaire déposé à la Cour fédérale hier par le procureur du Réseau FADOQ Me Jean-Pierre Ménard, Ad. E., avocat spécialisé dans la défense des droits des patients, pour forcer le gouvernement du Canada à faire cesser la pratique des frais accessoires. En effet, le ministre Barrette a annoncé qu’il souhaitait interdire les frais accessoires d’ici l’été dans le cadre de négociations avec les fédérations de médecins. Cette simple déclaration n’est cependant pas suffisante pour faire cesser la surfacturation actuelle des frais accessoires qui continuent à être payés par les patients du Québec.

    Lire le communiqué

     

  • 03-05-2016 Grand ménage financier pour l’âge d’or

    FABIEN MAJOR, Journal de Montréal

    Ce texte s’adresse à ceux qui ont des parents vieillissants ou aux gens âgés qui ne savent plus par quel bout amorcer leur planification successorale.

    Avant que la maladie vous affecte trop, pour l’amour de vos enfants et de vos petits-enfants, vous devez faire un bon ménage dans vos finances personnelles.

    Perdre graduellement ses facultés et de l’autonomie, c’est déjà très difficile, alors ne laissez pas en plus des ennuis fiscaux, de gestion du budget et de succession dans les mains de vos proches.

    Non, ces choses-là ne se régleront jamais comme par magie. Vous devez y voir et y impliquer les proches en qui vous avez le plus confiance.

    Voici 5 étapes simples pour vous rendre la tâche plus facile

    1• Asseyez autour de la même table votre conjoint ou votre conjointe, un conseiller de confiance (inscrit à l’Autorité des marchés financiers), votre liquidateur testamentaire et un ou deux de vos enfants. Inutile de faire un conseil de famille, car ça pourrait tourner à la cacophonie. Faites un bilan et dressez la liste de vos actifs (y compris les prêts personnels consentis verbalement) et de vos dettes.

    2• Révisez ensemble les relevés de TOUS vos placements et emprunts. L’heure n’est pas aux cachotteries. Il faut vraiment revoir la pertinence de tous vos comptes. En ouvrant comme ça vos livres, vos proches et le professionnel pourront détecter des éléments ou des anomalies qui vous ont échappé et peut-être même repérer des exagérations dans vos frais financiers.

    3• Ce sera aussi l’occasion de regrouper tous vos CÉLI, FERR et FRV et autres comptes de placement sous la responsabilité du même cabinet. Non, cela n’équivaut pas à concentrer tous ses œufs dans le même panier. On peut très bien superviser une saine diversification dans un même relevé familial. Regrouper ses comptes bancaires et ses investissements peut engendrer des économies de frais substantielles et permettre une approche de planification intégrée.

    4• Profitez-en pour revoir votre testament, votre mandat en cas d’inaptitude, vos préarrangements funéraires et vos dernières volontés. Si vous n’avez pas encore de testament notarié, c’est le temps d’y voir. N’acceptez aucun pression ni tiraillement pour des legs particuliers ou des dons en espèces. N’acceptez pas non plus de «petits secrets» ou de chantage émotif subtil ou direct. Dénoncez rapidement ceux qui insistent un peu trop. Des enfants ou des proches qui vous aiment vraiment n’agissent pas avec cupidité en voyant vos facultés diminuer.

    5• Une fois ce débroussaillage effectué, vous devrez bien organiser tous vos documents d’importance (plan financier et successoral, testament, mandat, procuration, relevés bancaires et de placements récents, actes notariés de toutes sortes, inventaires des biens, etc.) et déposez-les dans un coffret de sûreté.

    ♦ Avertissement: Fabien Major est un professionnel inscrit à l’Autorité des marchés financiers, en épargne collective et comme conseiller en sécurité financière pour Gestion de patrimoine ASSANTE et Major Gestion Privée. Il peut percevoir des honoraires et commissions liés à des produits financiers.

    RAPPEL

    Votre plan de succession nécessite votre implication immédiate

    Retenez les services d’un conseiller de confiance (inscrit à l’AMF)

    Faites un inventaire complet de vos biens et de vos dettes

    Regroupez vos comptes de banque et de placement

    Révisez votre testament, mandat et procurations

    N’hésitez pas à dénoncer ceux qui vous font du chantage émotif ou qui tentent de vous manipuler

  • 03-05-2016 Conférence de Presse : Frais accessoires

    Le Réseau FADOQ et des patients qui ont dû payer des frais accessoires illégaux déposent un recours judiciaire contre le gouvernement du Canada pour faire cesser la pratique illégale des frais accessoires. La requête a été déposée en leur nom par Me Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé dans la défense des droits des patients. Une conférence de presse, organisée par le Réseau FADOQ, a présentement lieu pour expliquer les enjeux considérables de cette démarche.

    Conférence de presse

    De gauche à droite : Dr Hugo Viens - Association médicale du Québec, Dr Brian Hutchinson - Canadian
    Doctors for Medicare, Lucie Levasseur - Syndicat canadien de la fonction publique, Danis Prud’homme -

    Réseau FADOQ, Me Jean-Pierre Ménard - Ménard, Martin avocats

    Crédit photo : Louis-Étienne Doré

  • 03-05-2016 FRAIS ACCESSOIRES - Recours judiciaire pour forcer le gouvernement fédéral à faire cesser la pratique des frais accessoires immédiatement

    Source : Réseau FADOQ

    « En ayant recours à la voie judiciaire, nous souhaitons forcer l’intervention de la ministre fédérale dans le dossier des frais accessoires au Québec, pour faire appliquer la Loi canadienne sur la santé (LCS) », clame le Réseau FADOQ, à titre de requérant, appuyé par des dizaines d’organisations de la société civile, syndicales, de patients, de médecins, etc. Une requête en mandamus a donc été déposée hier devant la Cour fédérale du Canada par Me Jean-Pierre Ménard Ad. E., avocat spécialisé dans la défense des droits des patients. Le but d’une telle requête est de forcer, par ordonnance d’un tribunal, une autorité publique (ici, la ministre de la Santé du Canada) à accomplir un devoir que la loi lui impose. Dans notre cas, la ministre a l’obligation d’empêcher la surfacturation de frais accessoires.

    Lire le communiqué

  • 02-05-2016 Des valises (presque) intelligentes

    Gary Lawrence, L’actualité

    Une nouvelle génération de valises, qu’on peut suivre à la trace partout dans le monde, a fait son apparition sur le marché.

    En 2015, plus de 23,1 millions de bagages ont été perdus dans les aéroports du globe. Bien qu’il s’agisse là d’une légère amélioration par rapport à 2014, ce n’est pas demain la veille qu’on prendra l’avion sans craindre de ne pas retrouver sa valise à destination. Deux manufacturiers états-uniens, Bluesmart et Raden, se sont donc récemment penchés sur cet épineux problème et ont amélioré le concept de la valise de voyage.

    Grâce à une balise GPS intégrée reliée à une application pour téléphone, il est désormais possible de repérer les valises de ces deux fabricants, peu importe où elles se trouvent dans le monde. Mieux: l’application de la Raden indique les meilleurs raccourcis pour gagner l’aéroport d’une ville. Elle signale également le temps d’attente aux points de contrôle douaniers et envoie un message quand la valise est sur le carrousel, une fois à destination. Par ailleurs, grâce à l’application de la Bluesmart, on peut verrouiller ou déverrouiller à distance la valise, ce qui permet de laisser libre accès à son contenu, par exemple quand on sait que les douaniers risquent d’y jeter un coup d’œil.

    Pour éviter de les surcharger et de payer un supplément, les deux valises intègrent aussi une pesée dans leur poignée, ainsi qu’une batterie qui peut recharger un téléphone, une tablette ou un ordinateur à plusieurs reprises. La Bluesmart comporte en outre une pochette pour ordinateur portable, alors que la Raden dispose d’une étiquette électronique où figurent les informations relatives au propriétaire de la valise, notamment son point de départ et d’arrivée.

    Toutes deux légères, souples, robustes et d’un style minimaliste (surtout la Raden, signée Kenny Sweet, designer des écouteurs Beats by Dre), ces valises sont vendues à compter de 300 dollars américains (dans leur plus petite version) et elles commencent déjà à faire des émules chez les concurrents, les uns ajoutant un haut-parleur, les autres un système antivol à leur propre version de cette nouvelle génération de valises. Une histoire à suivre… avec un GPS.

    Trouvé grâce à Quartz.

  • 28-04-2016 Vous faites plus vieux que votre âge? Voilà peut-être pourquoi

    Canoe.ca

    Faire plus vieux que son âge s'expliquerait en partie par une variation génétique, selon une étude publiée jeudi qui pour la première fois établit un lien entre la perception du vieillissement et un gène spécifique.

    «Pour la première fois, on a trouvé un gène qui explique en partie pourquoi certaines personnes paraissent plus âgées tandis que d'autres font plus jeunes que leur âge», affirme Manfred Kayser, de la faculté de médecine de l'Université Erasmus à Rotterdam aux Pays-Bas, principal auteur de ces travaux.

    Ce gène, appelé «MC1R», déjà bien connu pour produire des cheveux roux et un teint clair, a parfois une variation qui fait paraître la personne plus âgée de près de deux ans en moyenne comparativement à celles qui n'en sont pas porteuses, expliquent les chercheurs, dont la découverte est publiée dans la revue scientifique Current Biology.

    De précédentes études avaient montré que la perception de l'âge est influencée par une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, relèvent les chercheurs. En outre, l'âge qu'apparente une personne peut également refléter sa santé et son espérance de vie.

    Pour cette étude, les chercheurs ont analysé le génome de près de 2700 Néerlandais âgés pour déterminer les variations génétiques liées aux différentes perceptions de l'âge. Conclusion, le gène MC1R est le plus fortement lié à la perception de l'âge à partir du visage, ce qui a été confirmé par deux autres études européennes.

    PLUS DE RECHERCHES À VENIR

    Le lien entre variante génétique et âge perçu n'a pas été influencé par le sexe, le teint ou les dommages de l'exposition au soleil, précisent les scientifiques.

    Outre le rôle joué par le gène MC1R dans la couleur des cheveux et le teint, il est aussi connu pour jouer un rôle dans d'autres processus biologiques comme l'inflammation et la réparation de l'ADN.

    Selon les chercheurs, le fait qu'il agisse sur ces processus pourrait expliquer son lien avec le fait de paraître plus vieux que son âge. La variation de ce gène n'est qu'un facteur parmi de nombreux autres ayant une influence sur l'âge que fait une personne, soulignent-ils.

    Les scientifiques envisagent de continuer leurs recherches pour tenter d'identifier d'autres gènes pouvant aussi jouer un rôle dans cette perception. De tels travaux pourraient, estiment-ils, procurer des éclairages importants sur la santé et la nature du vieillissement lui-même.

  • 25-04-2016 DES VACANCES POUR TOUS AU QUÉBEC

    Kéroul

    Avec sa campagne Un voyage jamais vu, Québec Original a frappé dans le mille en démontrant qu’il est bien possible – et plaisant – pour les personnes ayant une incapacité de voyager. Afin de s’assurer un séjour sans pépin, il est toutefois primordial d’être bien informé sur l’accessibilité des établissements touristiques. Kéroul propose deux outils pour répondre aux besoins spécifiques des personnes handicapées : La Route Accessible et Le Québec pour tous.

    La Route Accessible, c’est un magazine et une plateforme Web interactive répertoriant plus de 300 établissements touristiques accessibles aux personnes handicapées à travers dix-huit régions du Québec. À ces établissements s’ajoutent des services essentiels complémentaires tels que des stations d’essence avec service et des entreprises offrant des services orthopédiques. C’est en quelque sorte une guide touristique spécialisé où on retrouve aussi des suggestions de circuits thématiques de deux jours ou d’une semaine, des vidéos inspirantes, une carte géolocalisée et des conseils pour des vacances accessibles sans tracas. Pour en faire partie, les établissements touristiques doivent être accessibles, offrir la formation Service Complice pour l’accueil aux personnes handicapées à certains de leurs employés et signer un protocole avec Kéroul. Cette année, 15 nouveaux établissements ont décidé d’adhérer à ces objectifs et 400 personnes provenant de 15 entreprises différentes ont reçu la formation Service Complice. Pour recevoir une copie du magazine, contactez Kéroul au (514) 252-3104 ou infos@keroul.qc.ca.

    Le Québec pour tous, c’est un répertoire encore plus vaste que celui de La Route Accessible, car il comporte également les établissements partiellement accessibles. On arrive donc à un total de plus de 1700 établissements d’hébergement, de restauration, d’attraits et activités touristiques et culturelles, d’accueil touristique et de camping ! Ce répertoire a été créé dans le but de mieux répondre aux besoins de la clientèle handicapée qui n’a pas toujours besoin d’une accessibilité complète afin d’apprécier son séjour. Le Québec pour tous est présentement en plein développement : plusieurs nouveautés seront bientôt proposées.

    À propos de Kéroul

    Ces deux initiatives sont conçues par Kéroul, un organisme qui vise à rendre accessible le tourisme et la culture aux personnes à capacité physique restreinte. Depuis 1979, l’organisme évalue et certifie les établissements touristiques, transmet l’information exacte à la clientèle, forme les employés de première ligne pour l’accueil des personnes ayant une déficience et offre un service-conseil aux entreprises touristiques désirant mieux servir cette clientèle.

  • 25-04-2016 Quincados et autres incontournables

    MARIE-CLAUDE LORTIE La Presse

    Ce n'est pas moi et mes cheveux gris qui le disent, c'est The Economist : il faut commencer à s'occuper un peu plus des baby-boomers et de leurs frères et soeurs chez les X.

    Ces créneaux de consommateurs sont en pleine croissance et on n'a pas l'air de vouloir le voir.

    D'ici 2030, dans les pays riches, les consommateurs âgés de plus de 60 ans passeront en nombre de 164 à 222 millions.

    Et ils ont du fric.

    « Les consommateurs d'un certain âge sont aussi les plus riches », rappelle en effet le magazine, indiquant que leurs maisons sont payées et valent cher, tandis que leurs retraites demeurent généreuses, alors qu'en comparaison, les milléniaux finissent de payer leurs prêts étudiants, essaient d'acheter un logement et commencent à penser à fonder une famille, pas exactement des conditions gagnantes pour les grandes virées magasinage.

    Or leurs aînés, eux, les boomers et les pré-X, appelez-les comme vous voulez, contrairement aux idées reçues, dépensent. Plus de 4000 milliards par année chez les 60 ans et plus, un chiffre en croissance.

    Selon Mckinsey Global, les boomers retraités des pays développés et les X qui les suivent constituent carrément un des trois grands segments qui vont piloter la consommation mondiale durant les 15 prochaines années. (Les autres sont les Chinois et les Nord-Américains sur le marché du travail.)

    Pourquoi alors, demande le magazine, leur parle-t-on si peu ?

    Pourquoi semblent-ils absents de l'univers publicitaire, des stratégies marketing, de tout le discours commercial ?

    Est-ce parce que les agences de pub et les départements de marketing sont remplis de milléniaux qui refusent de s'y intéresser ?

    Ou est-ce parce qu'on ne les saisit plus vraiment, parce que leur vie est tellement différente de celle de leurs parents qu'on ne sait pas comment leur parler ? Ou est-ce encore parce que c'est loin d'être un groupe homogène, avec une petite part de gros dépensiers dotés de rentes costaudes et un nombre plus grand de sexagénaires en situation plus précaire au rythme de vie en mode minimaliste ?

    Une partie de la réponse m'est apparue dans un article du magazine français L'Obs cette semaine, qui nous rappelait l'existence d'un nouveau groupe de consommateurs qui s'inscrivent dans ce questionnement : les quincados, un nom mis sur la carte médiatique l'an dernier par le journal suisse Le Temps. On parle ici de quinquagénaires qui sont un peu adolescents. Mais bien des sexagénaires pourraient aussi s'inscrire dans cette mouvance.

    Ce sont de jeunes vieux, des gens nés à la fin des années 50 ou dans les années 60 mais qui évoluent avec le reste de la population comme s'ils faisaient partie, eux aussi, des milléniaux. Ou du moins comme s'ils avaient droit à cette culture et cette identité (et toute la consommation qui vient avec).

    Les quincados sont sur Snapchat et Instagram, ils boivent du café et petit-déjeunent avec toast à l'avocat dans les mêmes lieux que les hipsters, ils font des retraites de yoga à Tullum, s'habillent en noir et anthracite chez Frank & Oak, ACNE studios ou COS... Le botox leur permet de se faufiler dans les files d'attente d'Osheaga sans trop se faire remarquer et ce n'est pas le trajet à BIXI jusqu'au parc Jean-Drapeau qui leur fait peur... Ils font tellement d'exercice, déjà.

    Sauf que contrairement aux milléniaux, ils ont les fonds pour acheter le vélo électrique dont les écolos urbains rêvent, le sac à main Gavriel Mansur - ou les bottes Saint Laurent - qui fait fureur à Brooklyn, la maison de campagne construite par une architecte et meublée par Hay ou À Hauteur d'homme. Et on dirait que seuls Lulu Lemon et Stella McCartney chez Adidas ont remarqué qu'ils étaient prêts à payer à prix fort leurs kits de yoga et de course à pied. Non, ce n'est pas vrai, Net-à-porter, Barneys et Tory Burch ont aussi allumé... Mais ici ?

    Ne manque-t-on pas quelques occasions d'affaires en ne s'adressant pas directement à eux en commercialisation, en marketing, en publicité ?

    Ou est-ce trop risqué de s'approcher de ce groupe en tant que cohorte générationnelle, car la question de l'âge est si délicate ?

    Comment doit-on leur parler, aller les chercher, pour qu'ils sachent qu'on les veut, eux, sans jamais les offusquer...

    Tous les publicitaires savent que c'est un terrain glissant.

    Nous, les X, on aime, par exemple, les livres écrits en gros caractères et le design universel. Mais pas besoin de dire pourquoi, OK ?

    En même temps, comment aller chercher les quincados si toutes les campagnes de pub, dans les magazines ou à travers les réseaux sociaux, mettent en vedette des jeunes dont on sait parfaitement qu'ils n'ont rien à voir avec la clientèle qui a réellement les moyens et le style de vie permettant d'acheter telle voiture, telle paire de chaussures ou tel meuble de salon...

    La jeune beauté sur Instagram dont on sait bien qu'elle est commanditée par telle marque chic plutôt inabordable : qui croit encore qu'elle a les moyens de se la s'en payer ? Moi, sur les réseaux sociaux, je préfère suivre et écouter Susan Sarandon, Inès de la Fressange ou Louise Latraverse.

    Selon McKinsey, les 60 ans et plus ont en moyenne 39 000 $ à dépenser en consommation directe, comparé à 29 500 $ chez les 30 à 44 ans.

    Les milléniaux et tous ceux qui veulent vendre leurs biens ou services devront tôt ou tard se rendre à l'évidence : les vieux sont la nouveauté du siècle.

  • 22-04-2016 Le règlement sur les frais accessoires se fait attendre

    ÉLISABETH FLEURY, Le Soleil

    (Québec) Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a promis jeudi de déposer «le plus vite possible» son règlement encadrant les frais accessoires, mais il a refusé de s'engager à le faire d'ici l'été.

    «Le règlement sera publié quand l'analyse de ce qui est payable ou non [par le patient] sera terminée», a répondu le ministre Barrette à une question posée par le député de Lévis, François Paradis, pendant l'étude des crédits du ministère de la Santé et des Services sociaux.

    Lorsque le porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière de santé lui a demandé s'il avait eu des discussions avec le gouvernement fédéral pour s'assurer de la validité juridique de la loi 20 et de l'éventuel règlement normalisant les frais accessoires, le ministre Barrette a réitéré qu'il n'avait pas à le faire.

    «La santé est de juridiction provinciale, alors ce n'est qu'auprès des instances québécoises concernées que je dois m'enquérir de la validité de notre loi», a-t-il dit, rappelant du reste qu'un avis juridique comme celui de l'avocat Jean-Pierre Ménard n'était qu'une opinion, «pas un jugement».

    Me Ménard est de ceux qui réclament une intervention de la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, estimant que la loi 20 va à l'encontre de la Loi canadienne sur la santé, qui garantit le droit d'accès à des soins médicaux sans égard à la capacité de payer du patient.

    Dans une lettre qu'il lui a envoyée en décembre, l'avocat spécialisé en santé demande à la ministre Philpott de faire cesser la pratique des frais accessoires, «ce qui peut inclure tout recours judiciaire pertinent», et propose de mettre en branle un processus pour retenir les sommes dues en transferts fédéraux en santé.

    En février, la ministre Philpott avait déclaré au Soleil par la voie de son attaché de presse qu'elle appuyait «entièrement les principes de la Loi canadienne sur la santé, qui visent à assurer que tous les Canadiens ont un accès raisonnable à des services médicaux et hospitaliers médicalement nécessaires en fonction du besoin et non de la capacité de payer».

    Aussi assurait-elle être «engagée à travailler avec nos partenaires pour renforcer notre système de santé public et universel, tout en maintenant les principes de la Loi canadienne sur la santé».

  • 22-04-2016 Seniors : conduire plus longtemps pour rester en santé

    Senioractu.com

    Selon une nouvelle étude américaine réalisée par des chercheurs de l’Université de Columbia (New York), les seniors qui continuent à conduire serait en meilleure santé que les autres… Une bonne raison de prendre le volant le plus longtemps possible, tout en connaissant ses limites...

    La conduite des seniors et plus précisément, celle des personnes âgées est un sujet toujours délicat… En effet, avec le vieillissement des populations, de plus en plus d’ainés se retrouvent sur les routes derrière un volant. Or, pour ces seniors, conduite rime souvent avec autonomie et liberté d’action. Notamment en province et à la campagne où les transports en commun sont moins développés que dans les grandes villes.

    Certains estiment que les aînés sont plus dangereux sur les routes alors que d’autres considèrent qu’ils sont plus prudents. Vaste débat pour un sujet toujours délicat, chacun y allant de ses chiffres et de ses statistiques… Une nouvelle étude américaine montre que les personnes âgées qui continuent à conduire en vieillissant restent plus en forme et en meilleure santé que les autres.

    En effet, selon des chercheurs de l’Université de Columbia, lorsque les seniors cessent de prendre le volant, la probabilité d’entrer en maison de retraite est multiplié par cinq et le risque de dépression est multiplié par deux. L’arrêt de la conduite (souvent synonyme d’indépendance) serait également responsable d’une baisse de plus de la moitié (51%) des relations sociales, notamment chez les femmes. Les responsables de cette grande étude ont également remarqué que lorsqu’un ainé cesse de conduire en raison d’une baisse de ses capacités physiques ou cognitives, cette dégradation s’accentue après avoir lâché le volant.

    Selon Thelma Mielenz, l’une des chercheuses en charge de cette étude, « quand vient le moment d’arrêter de conduire, il convient de mettre en place un programme spécifique visant à préserver la mobilité et sa vie sociale ». Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal of the American Geriatrics Society.