Pour un meilleur accès aux soins de santé

La présidente du Réseau FADOQ, Gisèle Tassé-Goodman, a proposé des pistes de solution pour élargir l’accès aux soins de santé lors d’une entrevue à LCN.

Appelée à commenter l’étude menée par l’Institut Angus Reid qui révèle qu’un Canadien sur cinq âgé de 55 ans et plus fait face à une barrière significative à surmonter lorsque vient le temps d’obtenir des soins de santé, Mme Tassé-Goodman a martelé que cette situation préoccupait grandement le Réseau FADOQ.

« Le problème de l’accessibilité aux soins de santé est une conséquence directe des effets du vieillissement de la population québécoise. Ça fait longtemps que notre organisation demande aux différents gouvernements de poser des gestes concrets et de faire preuve d’ingéniosité pour faire face aux défis qui nous attendent en tant que société qui vieillit à un rythme effréné », a expliqué Mme Tassé-Goodman.

« Parmi les gestes concrets qui doivent être réalisés rapidement, il y a la nécessité que le personnel soignant soit en mesure d’effectuer une plus grande variété d’actes médicaux et cela doit se matérialiser par l’élaboration de plus de chantiers avec les différents ordres professionnels », a soutenu Mme Tassé-Goodman.

À cet égard, la présidente du Réseau FADOQ a réitéré l’importance que les négociations entre le Collège des médecins du Québec et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec aboutissent à un projet de loi déposé à l’Assemblée nationale lors de la prochaine rentrée parlementaire afin de permettre aux infirmières praticiennes spécialisées d’avoir une plus grande autonomie dans la prodigation d’actes médicaux.

La nécessité d’une politique nationale du vieillissement

À l’approche des élections fédérales, Mme Tassé-Goodman a profité de son passage à LCN pour insister sur l’élaboration d’une politique nationale du vieillissement, revendication phare de la plateforme électorale du Réseau FADOQ.

« Il faut encadrer les actions du gouvernement en matière de vieillissement. Il faut intégrer tous les ministères afin de freiner le travail en silo. Il existe un trop grand fossé entre la connaissance de l’état des lieux en matière de vieillissement et l’action concertée. Nous avons besoin d’une vision globale. Du mode réaction, il faut se mettre en mode action », a expliqué Mme Tassé-Goodman.

Pour visionner en intégralité l’entrevue de Gisèle Tassé-Goodman

Source: Réseau FADOQ