Le temps supplémentaire obligatoire ne doit pas être la norme

Montréal – Dans la foulée de la « Journée sans TSO » du 8 avril dernier, le Réseau FADOQ rappelle que le temps supplémentaire obligatoire doit être une mesure d’exception et non pas la norme en matière de gestion des ressources humaines au sein du réseau de la santé.

« Ça fait longtemps qu’on déplore le fait que le personnel soignant est à bout de souffle. Ces travailleurs ont besoin que le gouvernement agisse afin de pouvoir soigner les patients de façon adéquate et sécuritaire. L’État doit comprendre qu’il ne réalise aucune économie avec le temps supplémentaire obligatoire », soutient le président du Réseau FADOQ, Maurice Dupont.

Par ailleurs, le Réseau FADOQ réitère que le gouvernement caquiste doit prendre acte des résultats encourageants des récents projets pilotes qui prouvent que beaucoup de problèmes dans ces établissements peuvent être réglés par une augmentation du nombre d’employés.

Le premier budget du ministre des Finances, Éric Girard, a envoyé un signal positif, soit un investissement d’un milliard sur cinq ans pour l’ajout de personnel. Cela se traduira par plus d’infirmières praticiennes et de préposés aux bénéficiaires. La ministre de la Santé, Danielle McCann, a confirmé que cette somme servira notamment à améliorer les ratios personnel/patients.

Le Réseau FADOQ est soulagé d’entendre la ministre McCann exprimer sa volonté de s’attaquer à ce problème criant qui plombe le réseau de la santé. Toutefois, son gouvernement doit s’engager rapidement dans la modification des ratios, tant il y a urgence d’agir. Les nombreux cas d’épuisement professionnel vécus par le personnel soignant traduisent des années de frustrations et d’aberrations.

D’où l’importance de montrer à ces travailleurs que leur message a été compris et que cela se traduira par des changements concrets. Cela doit commencer dès maintenant.