Pénurie de main-d’œuvre en santé : le gouvernement doit faire preuve d’ingéniosité

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a brossé le portrait du manque de main-d’œuvre au sein du réseau de la santé. Les chiffres dévoilés parlent d’eux-mêmes : 62 018 postes à combler au cours des cinq prochaines années, dont 33 096 préposés aux bénéficiaires et 23 963 infirmières.

Devant la lourdeur de la tâche à accomplir, le Réseau FADOQ estime que le gouvernement doit faire preuve d’ingéniosité afin de recruter et de former du personnel le plus rapidement possible.

« Les données fournies par la ministre Blais rappellent à quel point les besoins sont criants. C’est le moment de repenser le fonctionnement du réseau de la santé, en améliorant les conditions de travail du personnel soignant. Ces employés méritent d’être traités de façon plus humaine et les patients méritent de recevoir les soins adéquats, eux qui peinent trop souvent à recevoir le minimum décent », déclare le président du Réseau FADOQ, Maurice Dupont.

Au cours de ce processus d’embauche, le Réseau recommande au gouvernement de miser sur la nouvelle formation rémunérée de préposé aux bénéficiaires qui connaît un franc succès depuis sa création.

Le Réseau rappelle aussi qu’un décloisonnement des professions est nécessaire, que des programmes de stages en milieu de travail doivent être élaborés et qu’une campagne de promotion des professions du domaine de la santé est primordiale afin de rendre ces métiers plus attrayants.

Il y a deux semaines, le Réseau avait déclaré dans une entrevue accordée au micro d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM  que l’amélioration du recrutement passe par une refonte de l’organisation du travail au sein des CHSLD.