Réseau FADOQ
Entête

Mot du président

L’aide à guérir, ça nous concerne

L’aide médicale à mourir défraie la manchette depuis des mois, voire des années. Mais qu’en est-il de l’aide médicale à guérir et de l’aide tout aussi essentielle des proches des malades ?

Originale, frappante, positive et porteuse de vie, cette appellation évoque bien des choses chez ceux qui souffrent d’une maladie grave ou qui accompagnent un proche atteint de sérieux problèmes de santé.

Puisque la santé est le pilier mis de l’avant cette année par le Réseau
FADOQ pour promouvoir la cause d’une qualité de vie adéquate pour tous les aînés, il est de mise d’approfondir comment chacun de nous peut faire partie de la solution et favoriser l’aide à guérir.

Souvent, un certain malaise nous retient d’aller vers l’autre qui a mal. Pourtant, l’aide et les petites attentions sont une valeur ajoutée au quotidien de la personne en quête de rétablissement et donnent un coup de pouce à cette qualité de vie adéquate si difficile à maintenir en période de grande fragilité.

 

Alors, si on est une personne qui souffre, passons par-dessus la peur de déranger et demandons de l’aide. Si on est un proche d’un malade, usons de créativité et trouvons notre place dans cet espace nouveau qui commande des ajustements de part et d’autre. Il peut s’agir d’un appel téléphonique, d’un courriel, d’une carte, d’un plat cuisiné laissé à la porte, d’un service à rendre, d’une visite courte ou prolongée, etc.

« L’aide et les petites attentions sont une valeur ajoutée au quotidien de la personne en quête de rétablissement »

Comme organisation, le Réseau FADOQ fait entendre plusieurs revendications à ce sujet. Il milite pour que les soins et services de santé soient disponibles en qualité et en quantité suffisantes et pour que la recherche se poursuive activement afin que moins de vies soient écourtées par la maladie.

Dans l’intervalle, il incombe à chacun de nous de mettre en application certaines de nos valeurs FADOQ – respect, engagement et solidarité – pour faire une différence auprès de nos proches confrontés à la maladie ou à la perte d’autonomie. J’ajouterais à cette liste une indispensable vertu, la compassion.

Maurice Dupont

Cette rubrique Parole de président est publiée dans l’édition automne 2016 du magazine Virage.